Après la grève illimitée du Syndicat national des praticiens de la santé publique qui se poursuit toujours, les psychologues leur boitent le pas en organisant une grève d’une semaine à partir du 22 mars prochain. C’est lors d’une assemblée générale, tenue jeudi dernier que les psychologues de la Fonction publique ont voté à l’unanimité, et à bulletin secret, d’observer ce mouvement de protestation.
Ce débrayage sera marqué par l’organisation qu’un sit-in prévue pour le 25 mars au niveau de l’ensemble des CHU du pays.
Contacté par nos soins, le président du Syndicat national des psychologues (SNAPSY), Khaled Keddad, a indiqué qu’au niveau d’Alger, le sit-in sera tenu à l’hôpital Mustapha-Pacha. Ce syndicaliste, faut-il le rappeler, avait invité à cette assemblée générale les représentants du ministère de la Santé, tutelle de la corporation contestataire, du ministère de la Solidarité, de l’inspection du travail, de la direction générale de la Fonction publique et du ministère de la Jeunesse et des Sports.
Mais, seul le représentant de ce dernier ministère a répondu présent.
Une plateforme de revendications remise le 15 janvier dernier
« Mais sa présence était passive du fait qu’il n’a pas intervenu lors de cette rencontre » affirme-t-il. Devant cet état de fait, le président du SNAPSY déplore le mépris des autorités n’ayant pas répondu à l’invitation du syndicat.
Notre interlocuteur justifie l’observation de ce débrayage par l’absence de ces représentants, pourtant avisés en temps propice. Il a, à cet effet, indiqué que le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (MSPRH) n’a toujours pas donné de réponse à la plate-forme de revendications des psychologues envoyée le 15 janvier dernier. « Pourtant, le ministère de la Santé nous avait promis de donner une réponse à notre demande dans un délai de 15 jours. Mais jusqu’à aujoutd’hui aucune réponse ne nous est parvenue ». Ce qui n’est pas juste aux yeux de ce syndicaliste, c’est le fait que la tutelle ait reçu plus d’une fois des syndicats, alors que d’autres comme le SNAPSY et le SNPSP ont été exclus de « ce dialogue ». Pour cet organe syndical, « ceci représente une attitude inacceptable qui relève du mépris à leur égard ». Tout en indiquant que cet acte revendicatif est « légal et légitime », le président du Snapsy explique que « nous avons répondu à toutes les démarches réglementaires d’une grève et nous sommes prêts à affronter la justice, s’il le faut ». Le Snapsy qui a plus d’une fois, débrayé au sein de la coordination, et fait cavalier seul cette fois ci, a affirmé que « le Snapsy refuse que l’on parle de son statut en son absence au sein de la commission ad hoc ». Comme il s’est interrogé sur les raisons du retard accusé dans l’élaboration du régime indemnitaire. Le secteur de la Santé est à nouveau plus agité et perturbé puisque les hospitalo-universitaires viennent s’ajouter aux praticiens en observant une grève illimitée ciblant les examens, et une grève de trois jours répétitifs, les 21, 22 et 23 du mois en cours. Le Snapsy prévoit son action au lendemain des actions de ces derniers syndicats. Toute cette pression va-t-elle inciter le ministre de tutelle à se mettre autour d’une table de négociation avec ces syndicats ? Ce qui est sûr, c’est que ces mouvements de protestation vont à nouveau condamner le malade algérien.
L. O.
