“On fera campagne dans les 1 500 villages de la wilaya”

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C’est aujourd’hui que débute la campagne électorale, quelle analyse faites-vous de la situation, en votre qualité de directeur de campagne de Abdelaziz Bouteflika à Tizi-Ouzou ?

Ould Ali El Hadi : Il y a lieu d’abord de signaler que les préparatifs de cette campagne au profit du candidat que je représente, se sont déroulés dans d’excellentes conditions techniques et politiques à la fois. L’évaluation chiffrée de l’installation des bureaux de campagne dépasse amplement les espérances, j’étaye non propos par la centaine de bureaux ouverts dans l’étendue de la wilaya, avec en prime plus d’une vingtaine de bureaux au niveau de la commune de Tizi-Ouzou, chef-lieu de wilaya, tout en n’omettant de préciser que les 67 communes de la wilaya sont entièrement couvertes par ces installations de bureau. En dépit du relief assez particulier que présente la wilaya de Tizi-Ouzou, pris comme aléa, il n’en demeure pas moins que les 1 500 villages seront touchés par la campagne électorale et général et par le discours du candidat que nous représentons en particulier. Dans son approche politique, les préparatifs de cette campagne ont été des plus satisfaisants, sachant qu’aucun incident n’a émaillé la démarche et l’entreprise que nous avons menée. Il a été retenu comme responsables de bureaux communaux de campagne des hommes et des femmes d’origines diverses et de probité morale connue de tous. Leur l’installation s’est faite avec la caution générale dans un esprit de consensus et de démocratie, car cela est exigé par l’objectif recherché, celui de mener un travail pédagogique, d’écoute, de solidarité et surtout de crédibilité du discours. Tout cela est mené dans la symbiose et la synergie de tous ceux qui soutiennent le candidat Abdelaziz Bouteflika, que ce soit les partis politiques de l’Alliance présidentielle (FLN – RND – Hamas), l’UGTA, l’ONM, les fils de chahid, les étudiants, les femmes, les syndicats. Pour revenir à votre question, la campagne électorale qui connaîtra son coup de starter aujourd’hui, nous l’appréhendons d’abord à la mesure de l’enjeu de l’évènement du 9 avril, qui consiste à élire le 1er magistrat du pays.

C’est vous dire toute l’importance que requiert un tel rendez-vous, donc le staff de campagne que je pilote au bénéfice de M. Abdelaziz Bouteflika a cogité une feuille de route mise en équation avec les moyens adéquats. Il s’agit pour nous de travailler fondamentalement dans la sérénité et la respectabilité de la différence, en usant de la force de l’argument et non de l’argument de la force. Nous allons sillonner espace par espace, village par village, quartier par quartier, afin de donner un cachet populaire à notre acte politique et surtout rehausser le niveau d’intervention, loin de toute invective, afin de toucher les populations dans les préoccupations réelles et non virtuelles qu’elles vivent. La première victoire que nous entendons signer est évidemment de convaincre les populations à accomplir l’acte électoral, une façon de ne pas être broyé par l’immobilisme politique, la citoyenneté passe avant tout par la participation à la décision politique stratégique, qui en pareille situation, il s’agit de l’élection du président de la République. Pour être plus explicite, l’abstention est l’adversaire le plus redoutable que nous allons combattre, mais force est de constater que la wilaya de Tizi-Ouzou a réussi à faire sa mue, des bouleversements qualitatifs et quantitatifs sont opérés jusqu’à donner aujourd’hui des comportements politiques et autres. D’ailleurs, nous avons remarqué un important engouement populaire à notre directoire de campagne durant la période qui a précédé la campagne, il s’agit d’un indicateur de taille et annonciateur de la bonne santé politique de la région, bien que du travail reste à faire.

Qu’en est-il des appels au boycott lancés par certains partis politiques ?

Nous aurions souhaité que ceux qui appellent au boycott fassent partie sur le terrain du débat politique pour les avoir en face.

L’argument que nous détenons pour voter en masse, dans l’intérêt de l’Algérie et de la Kabylie, ne peut être neutralisé par aucune option politique. La Kabylie ne peut exister sans l’Algérie et l’Algérie ne peut se penser sans la Kabylie. De plus, la région se doit de prendre part à l’effort national de développement, qui ne peut s’envisager que dans le cadre de l’Etat algérien et des lois de la République. Je rappelle que ceux qui appellent au boycott ont des structures pratiquement désertées et connu des déconfitures répétées jusqu’à faire de leurs partis de véritables appareils sans assise populaire. Les populations de la région affichent une disponibilité et ont pris conscience de ne pas prêter allégeance à qui que ce soit, si leurs intérêts ne sont pas assurés. Or avec le candidat que nous défendons, la preuve des réalisations de ses deux mandats ne souffre d’aucune ambiguïté et les populations sont matures pour faire le bon choix, après avoir expérimenté par le passé la politique stérile de la chaise vide.

En quoi consiste votre programme de campagne et quelles en sont les priorités ?

Les jeunes et les femmes sont les catégories sur lesquelles l’importance est axée. La jeunesse de notre région dispose d’un savoir-faire et d’une intelligence forte, elle sait faire autre chose de bon que ce qui leur est proposé jusqu’à maintenant par les tenants du chaos. La population féminine aussi doit se libérer des pesanteurs de la société et de la misère sociale, notre programme contient des réponses concrètes à cela, nous développerons les contenus dans les différents meetings que nous tiendrons sur l’étendue du territoire de la wilaya. Enfin, j’appelle les populations de la wilaya de Tizi-Ouzou à aller massivement aux urnes le 9 avril, pour le salut de la République.

Entretien réalisé par Khaled Zahem

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