La dépêche de Kabylie : Peut-on savoir pourquoi votre choix s’est porté sur le foot ?
S. Belkanouni : Avant tout, je dois dire que pratiquer le foot était un rêve d’enfance. L’occasion m’a été offerte avec la création de cette association au niveau de notre commune. Je tiens à dire que j’avais l’occasion d’intégrer une équipe de la wilaya, la saison écoulée, mais je n’ai pas pu, pour la simple raison, que je préparais mon bac.
Personnellement, est-ce que vous vous attendiez à voir un nombre assez impressionnant de jeunes filles inscrites ?
Vous dire que je m’y attendais, serait vous mentir. Les traditions et les coutumes de notre société ne permettent pas la promotion de la femme dans le sport. Je pense que les choses ont changé, avec cette prise de conscience chez les parents que le foot peut aussi être pratiqué par la gent féminine.
Votre poste de prédilection ?
Mon souhait est d’évoluer comme avant-centre. Cela ne fait pas longtemps que nous avons débuté les entraînements, mais Al Hamdoullilah, on est en train d’apprendre avec les coaches, qui ne ménagent aucun effort, afin de nous enseigner ce sport favori.
Pensez-vous que le football féminin à Amizour est capable d’aller le plus loin possible ?
Tout est possible avec la volonté. Certaines jeunes filles ont le foot dans le sang, c’est ce qui leur permettra de le pratiquer sans aucune gêne. A mon avis, nous pourrons aller loin, à condition que les moyens suivent.
Ces dernières années, on a remarqué que le foot féminin n’est plus un tabou…
Au fil des années, la femme commence à s’intégrer dans la société, alors pourquoi pas dans le sport aussi, puisqu’elle a les capacités de faire bien des choses. Une chose est sûre : tout comme l’homme, la femme peut pratiquer aussi le football.
Entretien réalisé par R.M.
