Sous couvert d’on ne sait quels concepts pédagogiques, la plupart des établissement scolaires font, de plus en plus, l’impasse sur ces fêtes qui ont, depuis toujours, fait la joie des enfants, en fin d’année scolaire. Le mois de juin synonyme de défoulement, de fête, après neuf mois de travail est, plus que le début de l’année, une période que les enfants attendent avec impatience. Qui n’a pas entendu ces potaches supplier leurs maîtres « pour faire la fête, après les compositions ». Ceux qui connaissent ces moments de communion qui contrastent avec la rigidité de l’école entre les enfants et les enseignants, vous diront que ces instants sont inoubliables. Combien sont-ils à avoir, un jour, accédé à leur désir ? La classe, l’école tout entière devrait, de temps en temps, revenir aux enfants ne serait se que l’espace d’une journée. A chaque fin d’année, nous voyons ces enfants partir, tristement, après le dernier examen, sans avoir eu le temps de dire au revoir à ceux avec qu’ils ont partagé des années de leur vie (leurs maîtres, leurs camarades etc…). A Aïn El Hammam, le seul établissement à avoir donné cette occasion à ses élèves est le lycée Mustapha Ben Boulaïd où durant toutes une journée, les enfants se sont défoulés, en organisant des rencontres sportives ainsi qu’une après-midi avec disk jockey. Les rencontres entre parents, élèves et enseignants, lors des traditionnelles distributions des prix, ne sont plus qu’un lointain souvenir. Les admis comme les recalés quittent l’école dans la même indifférence. Cependant, les enfants n’oublient pas leurs enseignants et au CEM, par exemple, les élèves admis au BEF vennent au collège pour offrir des limonades et des gâteaux au personnel de l’établissement, en signe de reconnaissance. A la question de savoir les raisons de ces fin d’années « en queue de poisson », les responsables, pris dans l’engrenage des examens de passage et d’orientation, évoquent le manque de temps et de moyens. Un petit effort doit être consenti par les chefs d’établissement pour récompenser ceux qui ont fait des efforts et stimuler les autres pour finir l’année dans l’allégresse.
Nacer B.
