Le laboratoire intercommunal d’hygiène reprend du service

Il en a résulté une réduction drastique de ses prestations limitées selon le maire « aux cas d’urgence ». Cette structure qui a pour vocation de réaliser des analyses physico-chimiques et bactériologiques des eaux pour les cinq communes relevant des daïras de Seddouk et de Béni Maouche, en contrepartie d’une contribution financière versée annuellement par ces municipalités, s’est donc retrouvée le plus clair du temps en rupture de réactifs.

« Nous avons été approvisionnés mais de façon très insuffisante et irrégulière, ce qui a rendu impossible la prise en charge en matière d’analyses de potabilité de l’eau de toutes les circonscriptions qui nous sont rattachées », nous a expliqué un agent officiant au niveau de la structure.

« Pratiquement, tous les échantillons étaient acheminés vers le laboratoire de wilaya, ce qui a induit un manque à gagner considérable en terme de temps et de coût », nous dira, pour sa part, le premier responsable de la commune de Seddouk, qui se félicite que ce laboratoire soit enfin remis en activité.

« C’était à l’issue d’une réunion tenue dernièrement avec le chef de daïra, les maires des communes concernées, le receveur intercommunal et le responsable du laboratoire que le principe de redynamiser la structure en mandatant le P/APC de Seddouk en sa qualité d’ordonnateur du budget, a été retenu », nous a indiqué le maire qui impute la paralysie de ce laboratoire durant toutes ces années à une question de « procédure ».

Il est à rappeler, enfin, que les communes de Seddouk, Béni Maouche, M’cisna, Amalou et Bouhamza qui bénéficient de prestations de ce laboratoire intercommunal d’hygiène, versent chaque année une somme de 8 millions de centimes pour contribuer à son fonctionnement.

N. Maouche