Le préavis de cette action sera déposé aujourd’hui. Néanmoins les maîtres-assistants, les professeur et les docents comptent geler leur mouvement durant la semaine de l’élection présidentielle. En ce qui concerne, l’enseignement en sciences médicales, la corporation a décidé de continuer le boycott des examens et des concours. Ces décisions ont été prises lors de l’assemblée générale tenue hier à l’amphithéâtre de Pierre-et-Marie-Curie d’Alger.
Les deux syndicats des hospitalo-universitaires, à savoir le Syndicat national des professeurs et docents en sciences médicales (Snpdsm) et le Syndicat national des maîtres-assistants en sciences médicales (Snmasm) ont évalué l’état des lieux de cette grève qualifiée de réussie. « Les hospitalo-universitaires ont été nombreux à répondre à notre mot d’ordre de grève de trois jours », a affirmé le Pr. Nacer Djidjli, le secrétaire général du (Snpdsm). Le Pr. Reda Djidjig, secrétaire général du Snmasm, a, quant à lui, indiqué que « le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, qui nous a invités mardi dernier pour trouver un terrain d’entente à nos revendications, a essayé de nous persuader que le moment était mal choisie pour observer ces actions de protestations, et que nous n’aurions rien durant cette période ».
« Nous lui avions à cet effet expliqué que nous protestions depuis maintenant deux ans, et qu’ils auraient pu régler nos problèmes durant cette période », a-t-il enchaîné.
Il a fait savoir que « le ministre nous a promis de nous faire participer à l’élaboration du décret des méritas qui est institué dans le nouveau statut particulier et qui va être appliqué prochainement ». Le Pr. Zidouni, ex-président du Syndicat national des professeurs est revenu longuement sur certains problèmes auxquels sont confrontées les facultés de médecine. Il a ainsi soulevé un problème relatif à certains dépassements entre les doyens des différents CHU d’Alger et les recteurs. Il a dans ce sens précisé que c’est au syndicat de veiller à ce que les prérogatives de cette corporation soient respectées. Un délégué des étudiants en pharmacie a ainsi, exprimé son soutien aux deux syndicats des hospitalo-universitaires en précisant que « nous ne vous pardonnerons pas au cas ou vous suspendriez la grève sans résultats probants ».
Il a, en suite, indiqué que les étudiants demeurent déstabilisés et inquiets vis-à-vis du boycott des prochains examens qui auront lieu à partir de samedi prochain.
Lemya Ouchenir
