Augmentation du rendement des oliveraies

Décidément, la campagne oléicole n’est pas près de connaître son épilogue à Ighil Ali et dans toute la région des Ath Abbès, et ce en raison de l’abondance d’olives cette année et des fréquentes intempéries qu’a connues la saison hivernale dernière.

En effet, d’aucuns ont dû tout bonnement interrompre la récolte d’olives qui existent en quantité très élevée. La longue durée qu’a prise cette activité a rendu aux campagnes leur animation.

Désertées ces dernières années à cause de l’insécurité et de l’absence de moyens de survie (fermeture de certaines écoles, manque de transport, chômage, etc. ), celles-ci ont été repeuplées durant la période de la récolte des olives. Grâce à cette activité qui permet la reproduction des gestes plusieurs fois millénaires et qui, par ricochet, réconcilie les habitants avec leur identité, les villages de la commune (Azrou, Zina, Tabouanant, Moka, Belayel, Ath Serradj, El-Kalaâ, Talorabt), ont vu le retour de bon nombre de leurs habitants. Comme si ces vieux oliviers sont le seul espoir pour ces villages pour renaître de leurs cendres.

« L’huile d’olive coûte excessivement cher et elle est indispensable pour la santé. Nous avons des champs d’oliviers ici et il n’est plus question désormais pour nous d’abandonner toute cette richesse », affirme Saïd, résidant avec sa famille à Alger. Par ailleurs, à en croire les propriétaires des huileries, les olives cueillies ces derniers jours sont de meilleure qualité.

Au début de la campagne oléicole, un quintal d’olives produit la moyenne de 18 litres. En ces jours-ci, le rendement, nous annonce-t-on, est meilleur, un quintal peut donner de 20 jusqu’à 25 litres !

Enfin, la région des Ath Abbès est connue pour son olive riche et abondante, c’est pourquoi certains souhaitent que la Fête de l’olivier y soit célébrée.

Ceci permettra de sensibiliser les citoyens afin d’en finir avec les idées reçues. « Les oliviers ne doivent pas être exposés longtemps avant d’être acheminés vers l’huilerie car ceci ne fait qu’augmenter le taux d’acidité et ce n’est pas signe de bonne qualité », avertit Rafik, un ingénieur en agriculture. Et d’ajouter : « On ne doit pas se contenter de récolter les olives, l’oléastre a besoin d’être travaillé pour espérer une meilleure productivité. Dans certaines régions où la terre est très riche et les taux d’humidité convenables, un olivier bien taillé peut produire jusqu’à 100 litres d’huile ».

Massi K.