Le bureau local de l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (ANGEM) situé à l’APC d’Akbou a enregistré, depuis sa création en 2006 jusqu’à ce jour, le dépôt de 312 dossiers de demandes de crédits dont 102 dossiers pendant les trois premiers mois de l’année en cours (2009).
Ainsi, les campagnes de sensibilisation et de vulgarisation sur une large échelle de ces dispositifs ces derniers mois et les différentes décisions prises par les pouvoirs publics en vue de stimuler le secteur agricole semblent porter leurs fruits. Pour preuve, le nombre de dossiers déposés au niveau du bureau d’Akbou est de 12, 30 et 60 respectivement pour les mois de janvier, février et mars 2009.
Pour rappel, ce dispositif s’adresse à toutes les couches de la société et vise à la création de petites entreprises et même d’activité à domicile par l’octroi de crédits bancaires ou de prêts sans intérêt allant de 30 000 DA jusqu’à 400 000 DA. Il concerne notamment les secteurs de l’artisanat, services et agriculture.
Selon l’accompagnatrice de l’ANGEM du bureau d’Akbou, les jeunes sont surtout intéressés par les activités de service telles que la mécanique, la tôlerie et la peinture auto, les métiers de l’informatique et autres. Les demandes de crédits pour les activités de l’agriculture émanent de personnes âgées, habitant les communes d’Ighram, Ichallden et Tamokra et concernent en majorité la sollicitation de financements pour l’élevage bovin et l’élevage avicole dans une moindre mesure.
Il est utile de relever l’absence de la frange juvénile et de l’élément féminin lors des différentes campagnes d’information sur ces dispositifs. Ce qui peut expliquer, en partie, ce désintérêt manifeste. La mise en œuvre du Programme de soutien au renouveau rural (PSRR) pour la période 2007-2013 qui rentre dans sa phase de généralisation suppose une implication intense de ces deux éléments.
Aussi, un effort particulier doit être déployé par les promoteurs de ce dispositif en vue de réaliser cet objectif.
B. Sadi
