Ould Ali El Hadi à Aïn El Hammam

Un mouvement inhabituel attire l’attention des habitants de Aïn El Hammam, dès les premières heures de l’après-midi. Les sifflets des agents de l’ordre qui veillent au grain, rappellent que la rue menant vers la salle de cinéma, est réservée. Le stationnement y est interdit à tout véhicule, autre que ceux des services de sécurité. Venant d’Azazga où ils avaient assisté au meeting d’Ahmed Ouyahia, les membres du directoire de campagne de Bouteflika se sont présentés dans une salle de cinéma archicomble. El Hadi Ould Ali était accompagné, à l’occasion, par une délégation où on reconnaissait entre autres, Saïd Lakhdari député FLN, M. Tigha, directeur de l’action sociale, et Tahar Challal. Avant de donner la parole aux hôtes du jour, les organisateurs ont fait appel au plus ancien et au plus jeune moudjahid qui devaient dans un bref discours, souhaiter la bienvenue aux « invités ». La rencontre d’hier se voulait une sorte de message que le directeur de campagne de Bouteflika voulait faire passer. « Je suis venu ici transmettre à cette localité un message de paix et de fraternité », dira Ould Ali, visiblement exténué par son périple.

Il ne manquera pas d’indiquer que « c’est avec joie que je retrouve, à chaque fois, cette région qui m’a vu naître et grandir ». Faisant allusion à l’annulation de la visite à Aïn El Hammam d’Ahmed Ouyahia, il informera l’assistance que le Chef du gouvernement l’a chargé de transmettre ses salutations à la population de Michelet, promettant sa visite, dans cette région, dès que les circonstances le permettraient. Par la suite, enchaînant sur la campagne électorale dont il est le directeur pour notre wilaya, il dira que « c’est avec conviction et plaisir que nous avons mené cette campagne, convaincus que l’élection de Bouteflika concrétisera les espoirs du peuple algérien ». Dans son discours, El Hadi reviendra, encore une fois, sur la Kabylie qui semble lui tenir beaucoup à cœur. Pour insister sur l’histoire mouvementée de cette région, il rappellera Fadhma N’Soumer et Amer Ath Chikh avant d’évoquer le mouvement de 1980. Il rappellera, plus proches de nous, les évènements de 2001 et leurs martyrs sans manquer de citer la disparition de Nadia, une femme de la région. « Nous ne devons pas oublier car comme on dit un homme qui oublie n’a pas d’avenir.  » Dans la foulée, il rendra un hommage à Rachid Tigziri, un des meilleurs fils de Michelet. « Mais nous désirons, aussi, ouvrir une autre page sur un avenir que nous voulons radieux.  » C’est dans ce sens qu’il insiste sur les « réalisations du président Bouteflika, tant sur le plan interne avec la paix retrouvée, qu’extérieur où il a consolidé la place de notre pays, sur la scène internationale ». Ce n’est que tard, à 17 heures trente, que la délégation a pris le chemin d’Aït Hichem où Ould Ali devait animer une rencontre avec les habitants d’Aït Yahia, sa région natale.

A. O. T.