L’association Tidmi des enseignants de tamazight chez le wali

Après avoir interpellé maintes fois la directrice des études de la wilaya de Béjaïa sur certains problèmes et voyant que les solutions tardent à venir, l’association Tidmi des enseignants de tamazight ont décidé de demander une audience au wali dans l’espoir de voir leurs doléances trouver une oreille attentive. En tout cas, il semblerait que cette association a tapé à la bonne porte puisque leur requête a eu une suite positive. En effet, le wali de Béjaïa a informé l’association Tidmi, mardi passé, qu’il recevra ses membres, dimanche. Ali Bedrici sera, ainsi, le premier wali sur tout le territoire national, à recevoir une association d’enseignements de tamazight. De son côté, Lhacène Hadjou, le président de l’association Tidmi des enseignants de tamazight de la wilaya de Béjaïa, que nous avons pu joindre, a bien voulu nous parler des problèmes que rencontrent les enseignants de la wilaya de Béjaïa. C’est ainsi que l’on apprendra que les enseignants de tamazight ont l’intention d’exposer au wali le problème de l’encadrement, que ce soit les postes budgétaires insuffisants pour les enseignants ou la création d’une deuxième circonscription.

En effet, la wilaya de Béjaïa compte un seul inspecteur de langue amazighe. Enfin, il sera aussi question de la carte scolaire ainsi que de l’application des circulaires de la tutelle qui concernent l’enseignement de tamazight.

A en croire le président de l’association Tidmi, les circulaires du ministère de l’Education nationale concernant la généralisation de l’enseignement de tamazight sont mal interprétées par beaucoup de directeurs d’établissements, surtout en ce qui concerne le suivi. Nous y reviendrons.

Amastan S.