Le logement, un produit rarissime et trop coûteux !

En effet, bien que disponibles dans une certaine mesure, les F3 et F4 sont cédés en location à des prix exorbitants compris entre 150 et 250 DAle m2, le cours de ceux proposés à la vente varie entre 450 et 650 millions de centimes.

Le loyer des locaux à usage commercial n’est pas en reste, il a enregistré, notamment depuis l’annonce de la nouvelle de promotion de la commune au rang de wilaya déléguée, une augmentation sans précédent atteignant en ce début d’avril 2009 les formidables sommes de 350 à 450 DA le m2 en location et 3 000 et 30 000 DA/m2 en vente.

Sur un autre chapitre, la commune d’Akbou dispose d’un stock de logements sociaux locatifs d’environ 500 logements et a reçu quelque 5 000 demandes en la matière.

Dans le PDAU (Plan directeur d’aménagement et d’urbanisme) de la commune d’Akbou, le concepteur affirme expressément que : « La commune d’Akbou connaîtra une satisfaction de 99% de ses besoins en matière de logements pour le court terme. Ce qui fait que le besoin de réaliser se situera surtout à moyen et long termes ».

Comble d’ironie, le concepteur suggère dans le même document : « Pour satisfaire la demande en matière de logements à long terme, la commune doit se préparer à réaliser 3 783 logements entre 2005 et 2025 ». Trois mille sept cent quatre-vingt-trois logements, pour être précis !

Ainsi, les affirmations contenues dans le PDAU (phase III) établi en décembre 2007 par l’URBA-SE et dont le maître d’ouvrage est le DUC de Béjaïa (Direction de l’urbanisme et de la construction) et relatives aux besoins de la commune en matière de logements sont formellement démenties par la réalité.

Quant à l’aspect urbanistique de la ville d’Akbou, tout visiteur ne peut pas manquer de remarquer la prédominance de l’habitat individuel de type rural sur l’habitat collectif.

Une prédominance préjudiciable par ailleurs à la beauté de la ville et de son espérance de devenir la métropole de la région. Un architecte affirme : « Cette incursion incontrôlée de la ruralité au beau milieu de la ville, faute d’intervention immédiate et ferme des pouvoirs publics, donnera à la ville d’ici une vingtaine d’années l’aspect d’un bidonville géant ». Inquiet, il ajoute : « Il est impératif que les quelques biens fonciers communaux qui existent encore soient judicieusement exploités pour que Akbou puisse répondre favorablement aux sollicitations à venir en matière de logement ». Ainsi, la ville d’Akbou, autrefois huppée en biens immobiliers et fonciers se trouve aujourd’hui en butte à un problème en mesure de compromettre tout son devenir.

B. Sadi