La circulation automobile, dans la ville d’Aïn El Hammam est telle qu’elle devrait être au centre des préoccupations des autorités locales. Des milliers de véhicules transitent, quotidiennement par l’ex-Michelet dont les ruelles sont si étroites que « les bouchons » deviennent, à certains moments, inextricables. Les différents plans de circulation, élaborés périodiquement ont vite montré leurs limites. Cependant, à l’heure où la ville étouffe, la rue de la Révolution appelée communément route de l’hôtel, est complètement ignorée. Il n’y a pas si longtemps, elle était très fréquentée par les automobilistes qui veulent éviter le centre-ville. Cette voie qui longe l’ex-Michelet, par les hauteurs, permet de rallier rapidement la rue d’Aït Yahia ou Ath Bouyoucef sans passer par le centre. Paradoxalement, tous l’évitent en ce moment. Les habitants de ce quartier, eux-mêmes ne s’y aventurent que lorsqu’ils y sont contraints. Youcef qui avoue refaire les amortisseurs de sa « Kangoo » tous les six mois, ne décolère pas. L’état de la chaussée est dans un état de dégradation tel qu’ »on hésiterait à l’emprunter avec un tracteur » ajoute-t-il. Pourtant, un budget destiné à financer le revêtement de ce tronçon en béton bitumineux, avait été débloqué, du temps de la dernière APC. Les travaux qui devaient démarrer il y a deux ans ont été différés « en attendant le passage du gaz » nous apprend une source au fait de la question. Or, bien que les canalisations soient passées et enterrées, le bitume ne semble pas très près de recouvrir la rue de la révolution allant du carrefour d’Aït Mellal à celui d’Aït Yahia. Bien que cette route ne soit le remède à tous les maux dont souffre Michelet, elle permettra de désengorger, un tant soit peu, le centre-ville. Pour cela, il faudrait penser à s’en occuper.
A. O. T.
