Aomar-gare, une ville paisible

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Depuis l’ouverture du tunnel de Aïn Cheriki et de la seconde voie de l’autoroute est-ouest, les usagers n’empruntent plus, comme à l’accoutumée, la RN 5. Finis les embouteillages et les encombrements qui duraient des heures notamment les jours de marché hebdomadaires. Finis aussi les tracasseries et le casse-tête des camions et les klaxons nocturnes et les ronflements des moteurs. En somme, plus de vacarme, la ville est devenue paisible, calme. Un habitant de la cité “Djouahra” qui jouxte la RN 5, nous dira : “Enfin, nous retrouvons le sommeil et le repos. Il nous arrivait de nous réveiller en sursaut à une heure tardive de la nuit”. Cependant, les commerçants ne sont pas du même avis. Certains ont tout perdu, ils ont fermé leur boutique. La fluidité de la circulation a diminué de près de 80% le commerce, rares, sont les habitués de la RN 5 qui font escale. Les vendeurs de la robe kabyle ont baissé le rideau et ont pris la clé des champs certains se sont installés à Ighrem, une localité située à l’est de Bouira. D’autres demeurent fermés ou ont changé d’activité. Un commerçant nous dira : “Dans un passé récent nous travaillons H 24. Mais aujourd’hui nous fermons à 22 heures. Les usagers empruntent l’autoroute”. Un gérant de café ajoutera : “J’avais trois équipes pour servir les clients. Avec cette nouvelle situation, quelques serveurs sont au chômage”. Il faut tout de même souligner que la ville d’Aomar-gare reste une desserte vers les autres villes limitrophes à savoir Bouira, Djebahia, Kadiria ou encore Draâ El-Mizan, Tizi Ghennif ou Boghni dans la wilaya de Tizi Ouzou.

A. Bouzaïdi

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