Bouteflika a indiqué que son troisième quinquennat s’articulera, essentiellement, sur, « la poursuite et l’approfondissement de la réconciliation nationale ». Une démarche, a-t-il ajouté, « que le peuple algérien a massivement soutenue ». Et de souligner qu’elle a permis « le retour à la paix civile » et qui devra, dans l’avenir « contribuer essentiellement à raffermir la cohésion sociale et à garantir la pérennité de l’unité nationale ».
Sur un autre registre, le président Bouteflika a axé son discours à la nation, sur « l’amélioration du bien-être et des conditions de vie des Algériens ». Sur ce point, il a estimé qu’après, le mouvement de régression économique et sociale qui avait éprouvé pendant deux décennies l’Algérie, « notre pays a pu reprendre résolument le chemin de son développement ». Toujours à ce propos, Bouteflika a ajouté que, « des progrès considérables ont été accomplis dans le domaine social », sans toutefois, perdre de vue, « les difficultés que continuent de vivre des franges importantes de notre population ». C’est pourquoi, selon lui, la haute priorité qui a prévalu en ce qui concerne « l’amélioration des conditions de vie des citoyens sera maintenue », a-t-il appuyé. Et ce parallèlement « à la solidarité nationale à l’égard des catégories vulnérables, le logement, l’accès à l’eau, aux réseaux d’assainissement, à l’énergie, aux infrastructures sanitaires (…) continueront de faire l’objet de programme d’investissements conséquents ».
Par ailleurs, le chef de l’Etat a souligné la nécessité d’accélérer la modernisation des services publics, la rationalisation de leur organisation, l’optimisation de leur gestion, qui sont, « des objectifs à la réalisation » desquels, Bouteflika a promis de veiller tout particulièrement.
D’autre part, le président Bouteflika a indiqué que le niveau de rigueur dans la gestion et son suivi doivent être élevés, avec le développement de l’initiative et la vision prospective, qui sont les conditions des progrès attendus. Pour les valoriser, Bouteflika plaide pour une réforme des structures et des missions de l’Etat qui seront, a-t-il ajouté, « accélérées avec pour objectif, en particulier, une nouvelle répartition des pouvoirs publics fondée sur une décentralisation plus poussée. Cette décentralisation », a souligné Bouteflika, « devra être effective, en mettant strictement en cohérence les missions assignées et les moyens dévolus ». Et d’ajouter que « cette décentralisation devra s’accompagner d’une implication civique large et responsable, donnant toute sa portée au contrôle populaire. L’Etat, en ce qui le concerne, renforcera, à travers, notamment, les programmes éducatifs mis en œuvre, son action en vue de promouvoir et de développer la conscience citoyenne et la culture civique parmi la jeunesse ».
Le discours-programme prononcé par Bouteflika, hier, à la nation, s’est articulé, aussi sur « la crise économique mondiale ». A ce propos, il a souligné que « nous ne saurions nous dispenser d’une vigilance soutenue quant aux évolutions de l’économie mondiale », notamment avec l’approche de l’ère de l’après-pétrole. Pour ce faire, Bouteflika plaide pour une adaptation du cadre de fonctionnement de l’économie « aux nouvelles réalités ; à étendre et à moderniser nos infrastructures économiques, à assainir nos institutions financières et à engager le processus de leur modernisation et enfin, à redéfinir le périmètre du secteur public économique et à rationaliser son organisation ».
Le discours de Bouteflika a, aussi, abordé la liberté de la presse, la modernisation de l’Administration publique, l’enseignement supérieur, la réforme de la justice, les institutions internationales et leur démocratisation.
Mohamed Mouloudj
