Ces artistes sollicités ont à chaque fois manifesté leur disponibilité pour animer les galas au profit de ces jeunes. En effet, avant-hier, la salle de cinéma El Maghreb a été exiguë pour contenir cette grande foule des années 70-80. Il a fallu que les organisateurs fassent des pieds et des mains pour réussir un tel gala. Les jeunes chanteurs ont enflammé la salle. Le passage sur scène de Si Lekhel ou encore de Ouahmed et des autres ont été appréciés par les jeunes assoiffés de telles rencontres.
« Nous sommes très contents de venir se défouler car cela nous a manqué ces dernier temps », nous dira un jeune venu de Maâmer. Approché avant le début du gala, Si Lekhel en dépit de la fatigue nous a déclaré que la chanson kabyle n’a rien à craindre tant qu’il y aura des associations à l’image d’Amgud qui soutiennent les jeunes talents en les invitant à de tels galas. En tout cas, bravo pour cette association pour tout ce qu’elle fait pour la promotion de la culture et des loisirs dans la région. « Nous remercions tous les chanteurs qui viennent nous donner un coup de main afin de réussir de tels événements, de même l’APC qui nous aide à organiser cette manifestation en mettant des moyens et la salle à notre disposition », nous a dit à la fin du gala un membre d’Amgud qui n’oublie pas de saluer le public venu honorer ce gala. Dans la matinée, une procession pour la plupart des jeunes a parcouru l’artère principale de la mairie jusqu’au carré des martyrs du Printemps noir où sont enterrés Khelfouni Kamel et Didouche Samir assassinés le 21 juin 2001 et une gerbe de fleurs a été déposée sur leurs tombes avant de déposer une autres gerbe au niveau de la stèle Matoub Lounès.
Amar Ouramdane
