La dernière opération d’abattage des chiens errants remonte à très loin dans le passé, le laps de temps qui s’est écoulé depuis semble bien long. En témoigne la multiplication impressionnante des chiens perdus où lâchés délibrement par leurs maîtres. Les chiens errants qui se sauvaient à la vue des humains, semblent ne plus en avoir peur depuis que leur nombre s’est accru. Agressifs, ils s’approchent dangereusement des habitations faisant craindre le pire à leurs occupants. Hakim, un habitant de Tizighi, quartier situé entre le village d’Aït Abdelmoumène et la commune de Beni Douala, dont le troupeau a subi une attaque d’une dizaine de chiens, nous raconte “pourquoi la meute canine a-t-elle donc jeté son dévolu sur ce village ?” les raisons sont donc d’une part, cela fait belle lurette qu’une opération d’abattage n’a pas été organisée, et d’autre part et pas des moindres, est que ces animaux qui ont un bien meilleur statut dans d’autres pays, trouvent tout de même des conditions dans lesquelles ils parviennent à survivre. Selon un constat, ces chiens fouillent dans les poubelles pour trouver de quoi se nourrir et de surcroît, ils trouvent des conditions assez favorables pour se reproduire. C’est à la faveur de la nuit qu’ils se manifestent le plus, représentant un danger pour les habitants qui rentrent tard, ils investissent tous les lieux où ils pourraient trouver leur subsistance, ils se déplacent en meute agressive et représentent un danger réel aux éventuels piétons qui font leur rencontre.
Ces meutes de chiens peuvent à tout moment, s’attaquer aux écoliers, se rendant à leurs écoles. D’autres endroits dans le village, sont infestés par les hordes de chiens, et sont signalés par la population, inquiétée par cette présence indésirable, l’opération d’abattage initiée l’année dernière, ne semble pas avoir réussi à en diminuer le nombre.
M. Zerbout
