“Réveiller Tikjda !”

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Après le secteur de l’éducation, c’est au tour du secteur du tourisme et celui de l’environnement d’intéresser la plénière de l’assemblée de wilaya qui en était à sa deuxième journée. Le directeur du tourisme, le premier à prendre la parole, après le président de la séance, s’échinera démesurément à apprêter à la wilaya un profil touristique. Le premier responsable du secteur ira jusqu’à servir l’auditoire d’abstractions lexicales originales. Il avancera à tire indicatif le concept de  » siyaha hemmamia (littéralement, tourisme de bain)  » ou de  » siyaha filahia (tourisme agricole) « . Quand bien même ces conceptualisations mériteraient à être creusées, force est de constater que Bouira n’en est pas encore là, que Bouira est une wilaya agricole même si elle présente une prédisposition naturelle à ‘’produire le tourisme’’. De toute façon, ce ne sont pas les deux hôtels que l’on brandit à tout bout de champs ou encore le prestigieux nom de Tikjda que l’on s’empresse d’épeler pour convaincre du contraire qui inventerait le tourisme à Bouira. En fait, et c’est ce qu’a tenu à souligner en gros le wali, une politique appropriée, une projection dans l’avenir et une stratégie que tout cela suppose qui pourraient faire avancer le secteur d’une manière productive. D’ailleurs, il dira clairement :  » Bouira n’est pas une wilaya touristique, même si elle a la vocation « . Cela étant, le premier magistrat ne semble pas se complaire de cet état de fait. Il mettra l’accent sur la nécessité de réveiller Tikjda, ce ‘’monstre’’ abandonné depuis près de vingt ans. Pour ce faire, quelques projets sont déjà retenus, affirme le wali qui saisira l’opportunité pour lever un équivoque sur l’affaire de la mosquée qui sera érigée à Tikjda. Il expliquera que le projet est financer (un don) par un particulier que l’administration ne fait, en fait, qu’accompagner le donateur. Plus loin et comme pour évacuer toutes considérations politiques, Bouguerra Ali affirmera que le projet d’une auberge où l’on servirait des boissons alcoolisées sera retenu, si toutefois il s’inscrit dans la légalité républicaine. Et voilà donc pour la petite histoire de la mosquée qui avait focalisé tout l’intérêt ! Invité à prendre la parole à son tour, Hadj Farid, le directeur de l’environnement fera carrément dans la dissection chirurgicale, avant de répondre aux préoccupation des élus. S’agissant de la collecte des ordures, l’orateur rappellera l’implication des apc et l’impossibilité de son secteur d’empiéter sur le terrain des services communaux. Cela étant, et dans le souci d’un meilleur rendement en matière de collecte, il invitera d’une manière pédagogique à revaloriser le métier d’éboueur avec tout ce que cela suppose comme formation et rémunération. A propos des problèmes que pourraient engendrer les déchets phytosanitaires contenus dans la région de Haïzer, le directeur de l’environnement assurera de la maîtrise de la situation en attendant la décontamination du site que seuls des professionnels peuvent assurer.

T.O.A

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