Ils sont plusieurs dizaines entre ouvriers, écoliers ou autres fonctionnaires à être transportés par des transporteurs collectifs de voyageurs inconscients qui font de la concurrence à qui ferait le plus grand nombre de navettes entre le village Assif Assemadh, à cinq kilomètres au nord du chef-lieu de la commune de M’chedallah. La course folle commence aux premières heures de la matinée.
Surchargés, ces bolides dévalent le CW98 qui présente plusieurs crevasses, dos d’âne et surtout de grands virages sans se soucier de ce qui pourrait survenir en cas de surprise. A la vitesse avec laquelle roulent ces fourgons, il est pratiquement impossible de freiner sans être déporté, particulièrement en cette période où la rosée du matin asperge la route qui devient glissante. C’est un miracle qu’aucun accident grave ne se soit encore produit sur ce chemin.
Quand il y a manque de civisme et de conscience, la loi doit intervenir. Malheureusement, aucune plaque de limitation de vitesse ou de signalisation de présence d’animaux sauvages n’existe pour signaler ces dangers, et chacun n’en fait qu’à sa tête. Quant au barrage des services de sécurité que les villageois espèrent voir sur cette route, ils sont tout bonnement inscrits aux abonnés absents.
Signalons, enfin, que la plupart de ces fourgons sont issus de la première génération disloquée, quant à l’hygiène et la propreté, il vaut mieux ne pas en parler.
Un appel de détresse est donc lancé à ceux et celles qui sont censés veiller sur la sécurité des citoyens afin d’intervenir dans les plus brefs délais avant que l’irréparable ne se produise.
O. S.
