La veille du Festival de Cannes, le 12 mai prochain, se déroule la quatrième cérémonie des Gérards du cinéma spécial Cannes, diffusé sur Paris première. Depuis 2006, ces prix potaches dévoilés à l’approche de l’ouverture du Festival de Cannes, récompensent le pire du cinéma français. Ils sont l’équivalent des Razzie Awards, parodie des Oscars créée en 1980 aux Etats-Unis. Les membres de l’Académie des Gérards n’ont jamais exercé le métier de critique de cinéma, « par soucis d’objectivité », peut-on lire sur le site.
Le jury réunit une vingtaine de journalistes de grands magazines dont Marianne, Le Monde des Livres, Le Nouvel Observateur et Technikart. Gérard du réalisateur qui fait toujours le même film, mais en un peu moins bien à chaque fois – Agnès Jaoui pour Parlez-moi de la pluie, un peu moins bien que Comme une image, un peu moins bien que Le Goût des autres. – Etienne Chatiliez pour Agathe Cléry, un peu moins bien que La confiance règne, un peu moins bien que Tanguy – Francis Weber pour L’Emmerdeur, un peu moins bien que Le Placard, un peu moins bien que Le Dîner de cons. – Cédric Klapisch pour Paris, un peu moins bien que L’Auberge espagnole, un peu moins bien que Chacun cherche son chat. – Fabien Onteniente pour Disco, aussi naze que Camping, aussi naze que 3 Zéros.
Gérard du film pour lequel avant d’y aller t’avais un doute et après, une certitude- Mes stars et moi de Laetitia Colombani- Faubourg 36 de Christophe Barratier- Agathe Cléry d’Etienne Chatiliez- L’Emmerdeur de Francis Weber- Le Séminaire de Charles Nemes – Enfin veuve d’Isabelle Mergault Gérard de l’acteur qu’on engageait au départ parce qu’il était moche et que c’était rigolo, mais dont on a fini par faire un sex symbol en lui faisant porter un pull à col en V à même la peau et une barbe de trois jours, alors qu’objectivement, il a toujours la même gueule- Jean-Paul Rouve dans Sans arme, ni haine, ni violence – Kad Merad dans Mes stars et moi – Dany Boon dans De l’autre côté du lit – Clovis Cornillac dans Le Nouveau Protocole – Jamel Debbouze dans Parlez-moi de la pluie Gérard du titre Max Pécas – Les Randonneurs à Saint-Tropez de Philippe Hare l- Amour, sexe et mobylette de Maria Silvia Bazzoli et Christian Lelong – Les vieux sont nerveux de Thierry Boscheron – Les brebis font de la résistance de Catherine Pozzo di Borgo – Max & Co de Frédéric et Samuel Guillaume Gérard du réalisateur ou de l’acteur qui parle de son film comme si c’était le dernier Fellini alors que même toi tu fais mieux avec ton Nokia et trois copains bourrés – Antoine de Caunes pour Coluche, l’histoire d’un mec – Agnès Jaoui pour Parlez-moi de la pluie – Michel Houellebecq pour La Possibilité d’une île – Elie Semoun pour Cyprien – Francis Huster pour Un homme et son chien Gérard du désespoir féminin – Zoé Félix dans Bienvenue chez les Ch’tis – Emmanuelle Béart dans Disco – Sophie Marceau dans Les Femmes de l’ombre – Catherine Deneuve dans Cyprien – Vahina Gioccante dans « Secret défense »
Gérard du désespoir masculin- Elie Semoun dans Cyprien – Richard Berry dans L’Emmerdeur – Gérard Jugnot dans Faubourg 36 – Cali dans Magique ! – Jean Reno dans Cash – Gérard Depardieu dans Diamant 13 Gérard du plus mauvais film- Disco de Fabien Ontoniente – La Possibilité d’une île de Michel Houellebecq – Agathe Cléry de Etienne Chatiliez – La Fille de Monaco d’Anne Fontaine – Cyprien de David Charhon – Parlez-moi de la pluie d’Agnès Jaoui – Faubourg 36 de Christophe Barratier.
R. C.
