Etre journaliste est dur à Tizi-Ouzou. C’est le moins que l’on puisse dire pour une wilaya considérée pourtant comme la seconde après Alger à s’assurer une meilleure couverture. Pratiquement tous les organes de presse nationale ont des correspondants locaux mais paradoxalement Tizi n’est pas encore dotée d’une maison de presse…, mais en parallèle la wilaya est munie d’un tas de maisons de presse ambulantes. Certains correspondants sont contraints de collaborer dans plusieurs organes afin d’arrondir leur fin de mois. « Le travail à la pige » n’est certainement pas propre à la wilaya de Tizi-Ouzou. C’est que le correspondant local est souvent mal rénuméré. Ce même correspondant se voit, en outre, obligé de se débrouiller comme il peut afin d’avoir et de confirmer l’information.
Une information qui n’est pas toujours accessible car les canaux sont réduits. Cela nonobstant que des correspondants ne possèdent même pas un bureau. Cela est un autre calvaire auquel est confronté « un permanent » de surcroît. Que dire du correspondant couvrant sa propre région ? Celui qui, dans sa quête interminable d’infos, épuisée parfois tout son minable salaire. Il ne s’agit là, en fait que d’un arbre qui cache la forêt de la dure réalité que vivent les journalistes à Tizi-Ouzou et peut-être ailleurs. Des journalistes qui jouent un rôle important dans le développement. Ne dit-on pas que la presse est le quatrième pouvoir ? Cela étant, la presse doit remplir sa mission de dénonciation d’un quelconque impair et ce au détriment de sa propre sécurité. La sécurité justement demeure également un autre problème qui se pose pour le journaliste local en ces temps où le terrorisme et e banditisme font encore des parler d’eux. Plusieurs cas de dépassement moral et même physique ont été signalés par les journalistes et photographes en plein exercice de leur fonction noble.
Tizi-Ouzou a déjà payé un lourd tribut avec les assassinats (Achour Belghezli, Saïd Tazrout… )
Des illustres journalistes auxquels on ne peut que rendre un vibrant hommage à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse coïncidant avec le 3 mai de chaque année. Une journée qui sera célébrée d’ailleurs chaleureusement à Tizi-Ouzou où des cérémonie sont annoncées pour aujourd’hui et durant lesquelles certains journalistes seront honorés par la corporation. Le wali a pour sa part invité les journalistes locaux à un déjeuner qui se tiendra au niveau du siège de la wilaya. Une bonne chose, doit-on dire, pour la presse tizi-ouzéenne qui n’est toujours pas au bout de ses peines.
En somme, beaucoup reste encore à faire pour améliorer la situation de ces « ouvriers de la nation ».
M. O. B.
