Les méthodes du directeur du logement et des équipements publics (DLEP) de la wilaya de Béjaïa ne sont pas, loin s’en faut, du goût des promoteurs immobiliers engagés dans les programmes LSP. Ceux-ci s’estiment être traités d’ »agents à la disposition de la DLEP » et de « subordonnés ». Kamel Louiba, président de la section BTPH de la Confédération algérienne du patronat (CAP), qui élève une protestation formelle auprès du wali de la wilaya, indique que le DLEP exige la présence personnelle des chefs d’entreprises et récuse celle de leurs représentants aux réunions de travail. Par-delà ces aspects « subjectifs », la CAP s’indigne des pratiques liées à l’exécution des marchés publics. Ainsi les entreprises seraient sommées d’entamer les projets à partir de « simples lettres de commande » alors que le code des marchés stipule que ceux-ci ne sont valablement entamés qu’après passation d’un Ordre de service (ODS). La pratique qui vise manifestement l’accélération des projets ne va pas, néanmoins, sans engendrer des conséquences fâcheuses pour les maîtres d’œuvres. Ceux-ci, explique le président de la section BTPH, exposent leur personnel et leur matériel à l’insécurité en œuvrant « sans aucun document officiel et légal », et à des états de trésorerie critiques du fait que les situations réalisées en de telles périodes ne sont payables qu’à l’établissement de l’ODS.
B. B
