En effet, avec une population urbaine en nette augmentation, il y a vraiment matière à réfléchir sur l’avenir de nombreuses familles en quête d’un logement depuis déjà plus de 20 ans pour certaines.
Il faut dire que les autorités locales, à travers les exécutifs communaux qui se sont succédé à la tête de l’APC, n’ont pas pris les choses en main pour appliquer une réelle politique de l’habitat, du fait que peu de logements sociaux ont été réalisés sur le territoire de la commune, mis à part une centaine d’unités réparties sur des sites situés en dehors de la zone urbaine.
Etant donné que les habitants de la ville ne peuvent prétendre bénéficier de l’aide de la CNL dans le cadre de l’autoconstruction en face du déficit ou de la rareté des réserves foncières pour créer d’autres lotissements, on peut dire qu’il n’y a point d’espoir pour les nouvelles générations de prétendre à un logement individuel.
Même le programme LSP que compte lancer l’agence ne pourra, de l’avis des observateurs locaux, contribuer que d’une manière symbolique à alléger un tant soit peu la demande, puisque la catégorie ciblée par ce genre de logement n’a rien à avoir avec les centaines de cas sociaux relevés à l’occasion des différentes enquêtes que le services sociaux de l’APC ont engagé auparavant. Parmi les cas qui illustrent le mieux le manque à gagner à l’avenir pour loger les familles, c’est sans doute l’incapacité des autorités à résoudre le problème épineux de l’habitat précaire, surtout lorsqu’on sait qu’à ce jour, de Cités bidonvilles continuent de ternir l’image de la municipalité, plus particulièrement la Cité brûlée et l’ex-base de vie.
Certes, dans les prochains jours, il y aura attribution d’une cinquantaine de logements sociaux mais cela ne suffira pas sans doute à répondre à la demande, qui ne cesse de s’exprimer notamment chez les jeunes qui veulent aborder leur vie conjugale dans de meilleures conditions.
M. Haddadi
