Le commerce informel pratiqué sur les accotements des routes, notamment nationales, est en train de faire de plus en plus d’émules.
Ainsi à Taourirt, à Ahnif et à Chorfa, pour ne citer que ces localités, des jeunes, apparemment en proie au chômage, proposent aux automobilistes et aux passants,des produits alimentaires (fruits, légumes, boissons, etc. ) avec des prix un peu plus chers qu’ailleurs. Toutefois, en plus des sommes faramineuses qui échappent au fisc et aux préjudices que ce commerce illicite cause aux commerçants légaux, ces marchandises sont exposés à l’air libre et à la pollution des gaz des échappements des véhicules et à tous les aléas de la nature (soleil, gel, humidité, etc. ), comme nous l’avons constaté chez un revendeur de fruits et légumes, des oranges et des mandarines qui sont presque «rouillées» et pleines de poussière en sus du prix exorbitant, 100 DA le kg !
Le comble est que les pouvoirs publics sont au courant de cette situation qui n’est pas sans retombées négatives sur la santé du consommateur, refusent de voir et deviennent, par conséquent, complices de cette dérive. N’est-il pas urgent et raisonnable de placer la santé du citoyen au-dessus de tout ?
B. D. B.
