Rappel des faits. Dans un stade où les conditions ne prêtaient guère au spectacle et où tout le monde s’était focalisé sur l’incontournable et plus que nécessaire victoire, personne n’avait vu venir l’issue. Aucun analyste ne pouvait l’imaginer. Non pas parce que cela relèverait d’une quelconque lourde métaphore mais tout simplement parce que ni les Chelifiens ni les Kabyles n’avaient besoin d’user de violence pour asseoir leur suprématie. Et, dans une ultime tentative de limiter les dégâts, le referée du jour a arrêté la partie à la 71’.
Ce qui s’est passé avant-hier restera comme une tache noire dans l’histoire de la confrontation sportive des deux clubs. Une violence inutile, des gestes obscènes et des propos malsains. Voici le décor d’une arène, (parce qu’il faudra bien la nommer ainsi), où le spectacle, s’il en est, était dans les gradins. Et les joueurs se sont mus soudainement…en spectateurs.
S’il est établi que la violence dans nos stades est une réalité malheureusement bien ancrée, il incombe aux responsables des clubs, responsables du ministère de tutelle, de la fédération, et des services de sécurité d’unir leurs efforts dans un ultime sursaut pour que les stades puissent, de nouveau, baigner dans une atmosphère d’allégresse et de fair-play. A quand verra-t-on des femmes dans les stades à l’image de ce qui se fait juste tout près de chez nous? Voilà un référent qui pourra mener sur la bonne piste ceux qui se disent en mesure d’endiguer ce phénomène.
Y. Z.
