Il s’agit de Fahem Ouslati (CRB) et Madjid Tahraoui (USMB). Signataires il y a quelques jours chez les Canaris leurs ex-clubs montent au créneau en insistant que les deux joueurs sont toujours sous contrat alors que du côté kabyle on affirme le contraire.
Ouslati entre le marteau et l’enclumeLe jeune international espoirs Fahem Ouslati qui a, pour rappel, opté officiellement pour la JSK pour une durée de trois saisons sur la base de la signature d’un contrat notarié en bonne et due forme et qui a débuté les entraînements avec sa nouvelle équipe, fait l’objet de contestation de la part de son ex-club, à savoir le Chabab de Belouizdad. Le secrétaire général du CRB Hechaïchi a déclaré hier à un confrère que le joueur Ouslati a signé un contrat légalisé le 4 juillet à 23h 45 à l’APC de Belouizdad, juste à son arrivée à l’aéroport alors qu’il revenait d’Espagne où il avait pris part aux jeux d’Almeria. Toujours sur ce point, le SG du club algérois a reconnu que le contrat signé et légalisé ainsi que le dossier complet ont été déposés à la ligue interrégions par erreur avant d’être récupéré pour être déposé à la Ligue nationale (LNF). C’est là où la question se pose. Comment se fait-il que des dirigeants d’un aussi prestigieux club déposent le dossier d’un joueur au niveau d’une ligue qui n’a rien à voir avec la gestion du championnat de la division dans laquelle leur équipe évolue ? Il est vrai, comme l’a soutenu le secrétaire du CRB, que Ouslati était un joueur de la catégorie juniors (né en 1986) dont le championnat est géré par la ligue interrégions, mais il ne devait pas être sans savoir que du fait que Ouslati avait disputé 22 matchs chez les seniors, il est soumis à une libération comme stipulé par le règlement et son dossier devrait être déposé à la LNF. Du côté du club kabyle, on se dit serein quant à la qualification du joueur au sein de leur équipe.
Le syndicat des joueurs saisiLe cas du joueur Ouslati vient d’atterrir sur le bureau du Syndicat national des footballeurs professionnels (SNFP). Son président Mourad Mazar nous a confirmé hier que le dossier du joueur à l’instar d’une dizaine d’autres (Talis, Badji, Latreche, Aït Yahia, Diab…) sont au niveau du SNFP. “Le cas Ouslati n’est pas le seul. Il y a une dizaine qui nous sont parvenus. Le rôle de notre syndicat est de défendre les intérêts matériels et moraux des joueurs tout en insistant sur les devoirs de ce dernier. Nous allons étudier soigneusement le dossier de Ouslati puisque nous avons sur notre bureau les deux contrats signés avec le CRB et la JSK. Le SNFP donnera son avis dans le respect des lois pour tous les cas des dossiers litigieux parvenus au SNFP”, a déclaré Mazar qui nous a signalé que le thème sera à l’ordre du jour demain mercredi lors de son passage au Forum d’El Moudjahid. En attendant que les instances à tranchent rapidement sur cette affaire avec ses histoires de contrat à dormir debout, Ouslati, qui poursuit les entraînements avec les Canaris à Boumerdès, se trouve entre le marteau et l’enclume.
Tahraoui défraie de nouveau la chroniqueLe cas Tahraoui, un autre joueur qui a défrayé la chronique depuis qu’il a paraphé son contrat d’engagement avec les Canaris et après la sortie du président de son ex-club l’USMB, affirmant que “Tahraoui est soumis à une libération” c’était au tour du boss de l’ASO Chlef, Abdelkrim Medouar de revenir dimanche lors du Forum d’Echibek sur l’affaire “Tahraoui est la propriété de l’USMB. Nous l’avons cédé à ce club lors du dernier mercato pour la duré de deux ans et demi. Même si ce joueur a signé un contrat avec la JSK, je peux vous confirmer qu’il ne pourra pas évoluer avec cette équipe”, avant de lancer à l’adresse des journalistes “je ne céderai pas Tahraoui même si on m’offre quarante milliards”. Pourtant du côté de la JSK où Tahraoui poursuit le plus normalement du monde les entraînements, on reste confiant que le joueur sera qualifié avec les Jaune et Vert en se basant sur le fait que Tahraoui est libre de tout engagement puisque il n’avait signé qu’une licence au profit de l’USMB.
S.K.
