Au début de l’année scolaire, les parents d’élèves ont recouru à la fermeture de l’établissement après avoir frappé à toutes les portes, dans le but de construire une cantine pour l’école. Deux jours plus tard, une commission spéciale s’est déplacée sur les lieux pour constater de visu la légitimité des revendications. Constituée de plusieurs responsables de plusieurs niveaux, cette commission inscrivait le réaménagement de la cave des anciennes salles, et la construction d’une cuisine la juxtaposant. De même, elle parvenait à une solution temporaire qui préconisait la restauration des élèves à l’école primaire Bessaoudi Arezki. Le délai de cette réalisation étant prévu pour la fin de l’année 2008. Très satisfaits par cette solution, les parents d’élèves incitaient leurs enfants pour rejoindre les études et attendre le nouvel ordre! En début de l’année 2009, l’assiette fut vide, et la solution temporaire arriva à sa fin ! La direction de l’école était obligée de servir des repas froids aux élèves. Les travaux de réaménagement ont été entamés au mois de février dernier. « Le délai fixé par la commission est dépassé, et nous nous éternisons dans des solutions temporaires » dira le directeur de l’établissement. Lors de notre visite sur les lieux, nous avons constaté des travaux bâclés dont l’unique objectif est de faire taire les revendications. La cuisine est couverte d’un toit en tuile, qui défigure l’endroit, et les travaux intérieurs donnent une image désolante pour la pratique culinaire. L’espace réservé à la restauration est très exigu et sa hauteur ne dépasse pas 1,90 mètre. A signaler que les travaux sont suspendus momentanément, et personne ne peut savoir à quel stade ils en sont ! Si l’enveloppe allouée pour réaménager l’endroit est insuffisante, pourquoi alors gaspiller tant d’argent dans un mur qui isole un logement privé de l’école. Selon une source, le mur a été érigé au prix de 450 000 DA, et la cuisine au prix de 1 200 000 DA. Pire encore, la clôture de la partie sud qui aurait dû être reconstruite est surmontée d’un grillage de plus d’un mètre, malgré son état déplorable. Cela présente un risque imminent d’effondrement à un éventuel souffle du vent. Nombreux sont les manques, même les enseignant se plaignent de l’emplacement dont souffrent l’école des sanitaires, « nous avons honte pour faire notre toilette, vu l’emplacement de nos sanitaires parmi ceux des élèves. Cela diminue de l’estime de l’enseignant », déplore un enseignant. Un autre enseignant dira : « L’école à part entière possède quatre robinets, deux pour les garçons et deux pour les filles, et nous faisons la queue comme les élèves pour nous laver et boire ». « Aujourd’hui, il est plus facile de se doter d’un véhicule que de construire le bonheur des élèves », notera un parent d’élève en faisant allusion à l’APC qui s’est dotée d’un véhicule tout neuf, tandis que les élèves du primaire Mellikchi Saïd n’ont toujours pas bénéficié d’un repas chaud.
Brahim B.
