De la balance douteuse, éloignée des yeux du client à la qualité du produit proposé, les vendeurs rivalisent de subterfuges pour tromper les nombreux « dindons », crédules et faciles à berner. Ce sont pour la plupart des vieillards à qui on fourgue de la marchandise invendable ou périmée.
Exposés au soleil, revenant périodiquement sur la place, certains produits ont fini par perdre la couleur de leur emballage d’origine. Les biscuits et les gaufrettes, étalés sous un soleil de plomb à des prix concurrentiels, se vendent comme des petits pains, sans que personne n’y regarde de très près pour se rendre compte qu’ils ont dépassé la date limité de consommation. Des chocolats d’une marque étrangère sont vendus, samedi dernier à soixante dix dinars alors qu’ils valent le double.
Un simple regard sur le dessous de l’emballage confirme nos appréhensions. « Le chocolat aux noisettes » a dépassé la date de péremption. Ce qui explique que notre jeune marchand casse les prix.
Des shampoings dont le prix affiché en boutique, ne descend pas à moins de trois cents dinars sont « bradés » à cent vingt dinars (120 DA) les deux.
De quoi faire fermer leurs magasins aux commerçants de la ville. La liste n’est pas exhaustive et pourrait être allongée, chaque semaine. Si certains produits perdent leur saveur, sans aucune incidence sur la santé des consommateurs, on pourrait à la limite fermer les yeux, sur une arnaque de plus. Cependant, on ne devrait pas laisser vendre des produits périssables, tels les fromages, les margarines et autres après leur avoir fait faire le tour des marchés de la wilaya, à plusieurs reprises. Personne n’inquiète les marchands ambulants dont le seul souci est le gain facile. Le problème de santé publique n’est pas du ressort des commerçants dont le but est de gagner leur croûte, quitte à empoisonner la population. Les services chargés d’y veiller, devraient intervenir, ne serait ce que pour l’exemple.
A. O. T.
