C’est sous le thème «la force de la maîtrise de soi», sujet aussi neuf que compliqué qu’une conférence-débat a été organisée, hier après-midi au centre culturel Issiakhem de Bouira.
Organisée par l’Association El Raid pour le développement humain dans le cadre de son cycle de conférences mensuelles, dans le but «d’aider les gens à se maîtriser, contenir leurs sentiments et leurs réactions pour créer un climat de bonheur intérieur fort utile en ces temps…», nous a résumé Mourad Zouaid, animateur agréé par l’institut canadien, titulaire d’un magistère en gestion financière de l’université de Boumerdès. Pendant plus d’une heure l’animateur et par un langage «vulgarisé» pour les circonstances, a commencé par définir la maîtrise de soi, les causes de sa perte et enfin les «raccourcis» ou les méthodes à suivre pour la retrouver.
Et pour ce faire, le conférencier a dressé une chaîne de recommandations simples et surtout pertinentes ; commençant par le fait que chacun de nous, demain, sera là où ses idées le conduisent, ce qui nous impose à les surveiller, car elles seront des actes, puis à surveiller ses actes car elles seront des habitudes, à surveiller ses habitudes car elles seront des caractères, et, enfin, à surveiller ses caractères car ils détermineront notre avenir. Tout en signalant que l’ego est le pire ennemi, et l’entrave la plus difficile à dépasser pour réaliser ce cheminement logique de la maîtrise du soi. Le débat était au rendez-vous en nombre et en qualité vu l’intérêt qu’a suscité ce sujet auprès d’une assistance importante composée presque de toute les franges de la société avec un détail significatif, la présence en force de la gent féminine.
Les organisateurs rencontrés, nous ont fait part de leur satisfaction de la réussite de ce cycle de rencontres consacré principalement au développement humain.
Ils nous ont fait savoir que la prochaine rencontre sera organisée à Tikjda les 21 et 22 mai courant ; la participation est ouverte à tout le monde. «Pour développer le langage de la prévention avant celui de la guérison» a conclu le responsable de cette association.
S. Mourad
