Des lacunes à combler

Pour cause, les seuls quatre, en l’absence de l’eau, sont devenues une source incertaine de maladies.

Par ailleurs, le seul espace vert dans cet établissement est formellement interdit aux étudiants pour motif de « perturber leurs camarades en cours d’étude ».

Ces étudiants suivent leurs cours dans des salles préfabriquées, héritées d’une époque autre.

Alors que ces salles sont dans un état lamentable, les toits fissurés, le matériel est usé et en l’absence de système de chauffage, ces salles sont « pratiquement infréquentables », dira Youcef, en deuxième année Techniques bancaires.

La salle de révision — 8 m/4 m— où sont rangées 9 tables, beaucoup d’étudiants « désertent cette salle pour laisser place à ceux qui peuvent résister à l’encombrement et au bruit », dira Hamza.

En plus de son étroitesse, la bibliothèque de l’UFC ne semble pas répondre aux besoins de ses étudiants. « Notamment pour les besoins de ceux et celles qui font une spécialité, les ouvrages sont quasiment introuvables », déplore un autre étudiant.

Alors que les étudiants des UFC dans d’autres wilayas, à l’instar de ceux d’Alger, ont le plein accès à la fac et à sa bibliothèque, ces étudiants « sont interdits d’accéder même à l’enceinte du centre universitaire de Bouira.

Les agents répondent qu’ils ont reçus des instructions », nous dira Malek, en 3e année en Droit immobilier. Devant ce refus étrange et en l’absence d’ouvrages dans la bibliothèque de l’UFC, un autre étudiant, qui prépare sa soutenance, nous racontera qu’il s’est déplacé à maintes reprises à Alger et à la recherche d’ouvrages dont il avait besoin. Pourtant, le centre universitaire de Bouira est à 15 mn de cet établissement, mais notre interlocuteur, comme bien d’autres, a dû faire « la navette » de 204 km en aller et retour ! Mais il faut dire aussi que, les étudiants de ce centre universitaire sont interdits d’accéder à l’UFC ! Dans l’attente d’y remédier à ces lacunes, certains étudiants comme ceux de la filière des Techniques bancaires nous ont révélé leur désagrément car leurs diplômes s’avèrent « non reconnus » sur le marché du travail.

L. M.