La main dans le sac

Hier, vers 14 heures, une jeune fille, la vingtaine, et sa mère, une dame, tout ce qu’il y a de respectable et la quarantaine largement entamée, faisaient leurs courses au niveau de la rue commerçante Zighoud-Youcef. Jusque-là et hormis la canicule exceptionnelle qui écrase les deux bonnes femmes chargées de deux grands sacs en moins.

Quelques vitrines plus loin, elles deviennent objet de rassemblement, à l’intérieur d’une boutique.

La mère et sa fille seront surprises par le gérant de la boutique, alors qu’elles remplissent leurs sacs d’ustensiles de cuisine.

Avec sang-froid, les deux voleuses « résistaient » à l’accusation. Elles réussiront même à semer le doute parmi les badauds alertés par les cris. Seulement, au vidage de leurs sacs, tout le monde aura compris qu’il s’agit bel et bien de deux voleuses « expérimentées ». Parce qu’il s’agissait de femmes, le gérant se contentera de récupérer sa marchandise et de faire connaître ses « clientes » à ses voisins, avant de les libérer.

B. D. B.