Depuis la création du CRB, en 1962, suite à la fusion entre deux clubs du quartier, à savoir le Widad Riadhi Belcourt (WRB), et le Club Athlétique Belcourt (CAB), les joueurs évoluaient avec des maillots portants la lettre « V ». Sur le secret de cette lettre, Selmi explique : « C’est le symbole de tout un club et de son histoire. Le « V » qui s’affiche même à nos jours rime avec Victoire. Le CRB a été créé pour vaincre, c’était le choix des membres fondateurs, une manière d’immortaliser ce club et lui donner son propre leitmotiv ». Et d’ajouter : « Le V symbolise aussi le triomphe de la révolution algérienne, menée par de valeureux combattants, à l’image du fils de Belcourt, Mohamed Bélouizdad, c’est pour vous montrer toute la signification de ce signe ». Sur le terrain, Djilali Selmi était un véritable métronome du grand Chabab. Il était le chef d’orchestre des manoeuvres de son équipe.
« Mon rôle consistait à construire le jeu avec mon coéquipier Ahcene Lalmas. J’ai marqué plusieurs buts, mais je ne me souviens pas du nombre, une chose est sûr Lalmas en a marqué autant que moi ». En ce qui concerne la finale de la Coupe d’Algérie prévue le 21 mai au stade Tchaker de Blida entre le CRB et le CABBA, Selmi s’attend à des débats très disputés. « A l’instar des autres éditions, cette finale s’annonce indécise et ouverte à tous les pronostics. ça va se jouer au mental, l’équipe la plus préparée psychologiquement aura le dernier mot. J’espère que cette rencontre se déroulera dans la sportivité la plus totale ».
Selmi, surnommé le roi du dribble, a débuté sa carrière au sein de l’OM Ruisseau, avec comme entraîneur Smaïl Khabatou.
Quelques années plus tard, il a été recruté par le CRB, avec qui il réalisa un parcours plus qu’honorable. Il a porté le maillot national à 22 reprises (1 but). Selmi a disputé son premier match international contre le club polonais de Legia Varsovie à Oran, à l’âge de 21 ans. Sa dernière apparition avec les « Verts » était face à la Tunisie, le 1er juin 1975.
