Bitumage des pistes

En effet, dernièrement, c’est le hameau d’Ivahrizen qui a bénéficié de ce projet sur une distance de plus d’un kilomètre linéaire alors qu’avant 1990, il était complètement isolé.

«C’est vrai qu’avant 1990, nous vivions vraiment hors du temps. Comme notre village est bâti en bas de la colline, nous nous considérions au fond d’un puits et c’est vraiment une véritable corvée que d’aller faire ses courses et revenir alors que maintenant surtout avec cet asphalte, nos véhicules et nous-mêmes souffrirons moins», nous déclare Aami Ahmed.

De son côté, un autre citoyen, en l’occurrence Aami Lounès, ex directeur d’école à la retraite, n’hésitera pas à nous parler de l’importance des voies de communications même dans les montagnes.

«Depuis l’ouverture de notre piste en 1990, de nombreux citoyens ont construit leurs demeures tout le long et beaucoup d’entre-eux, ont ainsi quitté le village où il manquait de place. Les gens ont plus d’espace donc nous demandons à ce que d’autres pistes soient ouvertes mêmes agricoles», termine notre interlocuteur.

Par ailleurs, d’autres villages sont concernés par ce projet alors que des travaux pour la réalisation de caniveaux sont engagés sur le chemin menant à Taka qui avait bénéficié de la même opération, il y a à peine quelques semaines.

Si le réseau routier est satisfaisant à travers la localité de M’kira, il n’en demeure pas moins que ses automobilistes ont commencé ces dernières temps à se plaindre.

«Le réseau routier dans notre commune est normalement en bon état mais malheureusement, nous devons, chaque jour que Dieu fait, sortir pour aller à la recherche de notre baguette. Le problème maintenant se trouve du côté de la wilaya de Boumerdès, à partir de Timezrit qui est limitrophe où leurs tronçons sont complètement hors d’usage pourtant ils ont été refaits en même temps que les nôtres. Vraiment, c’est un véritable calvaire que d’aller ou de revenir de Timezrit ou d’Isser», nous avoue cet entrepreneur.

Essaid N’Aït Kaci