La ville de Draâ El Mizan prend de plus en plus d’ampleur. Il nous a été donné de constater que le secteur du bâtiment dans toutes ses formes est en progression continue.
Si l’on faisait comparaison entre ce qui est en train d’être construit et ce qui a été construit durant vingt ans, on déduira que c’est presque quatre voire cinq fois plus de logements réalisés.
Il ne suffit que de faire un petit détour par le site appelé communément la Nouvelle-ville pour voir ce qui est avancé. Plus de cinq cents logements sont en cours. Peut être avec cet apport, la crise serait atténuée car l’exode rural n’est pas encore fini.
Pour renforcer le secteur de l’immobilier, des projets sont accordés à la municipalité d’autant plus qu’elle possède un grand potentiel en matière de terres foncières. Ainsi, pour l’année en cours, des avis d’appel d’offres sont lancés par l’OPGI de Tizi-Ouzou en vue de lancer au moins cent soixante logements à caractère socio-locatifs c’est-à-dire destinés aux citoyens dont les revenus sont moyens ou encore démunis.
Les élus locaux attendent ce genre de programme depuis longtemps car leurs bureaux sont submergés de demandes. Il y a des citoyens qui attendent des toits décents depuis des lustres quand on sait qu’ils habitent encore dans des cités de recasement et qu’ils n’ont pas de moyens financiers pour lancer une quelconque construction.
Certes, pour le LSP (logement socio participatif), de nombreux fonctionnaires ont pu avoir des logements avec leur montage financier, mais sur le plan social, depuis que les cent cinquante six logements ont été squattés en 2007, il n’y a eu qu’une attribution de logements (trente) et le recasement des familles sinistrées lors du séisme de mai 2003.
Aujourd’hui, il est attendu l’attribution du quota réalisé dans le programme financé par le fonds d’Abu Dabi.
Enfin, il faut dire qu’avec la hausse des matériaux de construction, notamment le ciment, il n’est pas facile de trouver des entreprises qui accepteraient de prendre en main de tels projets surtout si le mètre carré bâti n’était pas revu à la hausse. Il faut dire aussi que nombreux sont les promoteurs immobiliers qui préfèrent travailler à leur compte car c’est dans ce créneau qu’ils arrivent à soutirer des bénéfices. Ainsi, le secteur du bâtiment est à encourager car il permet d’une part de régler la crise de logements, et d’autre part, il est pourvoyeur de postes d’emploi.
A. O.
