L’ADE, Agence de Lakhdaria, n’arrive pas à joindre les deux bouts. Le service d’entretien et de dépannage compte peu d’ouvriers pour couvrir presque la totalité des communes de la daïra de Lakhdaria et celle de Kadiria. Là où le problème se pose, c’est qu’ils interviennent et travaillent avec des moyens de fortune : une pelle et une pioche pour déterrer la canalisation. Si le cas est grave ou peinant, ils font appel à une pelle mécanique pour creuser et faciliter la tâche aux travailleurs. A Aomar-Gare, les canalisations sont vétustes et dépassent les trente années, d’où les désagréments en alimentation en eau potable.
A titre d’exemple, à la cité Bouri-Kaci, nous enregistrons plus de dix (10) fuites dans les conduites de raccordement aux foyers. Ce liquide vital se perd dans la nature et en grandes quantités. Les chefs de famille ne s’inquiètent pas de cette lamentable situation car la quantité d’eau qui fuit n’est pas comptabilisée au compteur. Pourrait-on qualifier ceci de laisser-aller, d’incivisme ou d’abandon ? Ne se soucient-ils pas des voisins qui ne reçoivent pas la quantité d’eau suffisante faute de pression ? Ni remords ni préoccupation, le citoyen ne cherche pas à réparer la casse, même devant son chez-soi. Où est donc la raison ? L’ADE doit prendre ses responsabilités en exigeant des citoyens défaillants ou négligents la réparation de ces fuites.
A. Bouzaïdi
