Ce constat est facile à vérifier chez de nombreux commerçants dont le chiffre d’affaires est constamment en baisse au cours de ces cinq dernières années au point que certains d’entre eux n’avaient d’autres possibilités que de procéder à la radiation de leur registre du commerce.
En l’absence de statistiques pour confirmer cet état de fait, on peut quand même déduire à travers le nombre de locaux qui demeurent inexploités qu’il y a un manque d’engouement de la part des particuliers à aller s’inscrire au registre du commerce. Certes, il existe plusieurs tentatives d’ouvrir un commerce surtout lorsqu’il s’agit des activités commerciales en vogue, mais la plupart du temps la réussite n’est pas toujours au rendez-vous.
A ce sujet, on peut citer le cas des cybercafés, des parfumeries, des kiosques multi-services, des boutiques d’habillement qui continuent de subir les affres de la baisse du pouvoir d’achat des citoyens.
D’un autre côté, l’on assiste aussi à la disparition des petits commerces et plus particulièrement ceux de l’alimentation générale à cause de la prolifération des superettes, devenues la destination préférée des ménages en quête d’un produit moins coûteux.
A cela, on peut ajouter l’apparition depuis une décennie du commerce informel que les autorités tolèrent à chaque coin de la ville, mais plus remarquable dans l’enceinte du marché hebdomadaire, où l’on peut trouver toutes sortes de marchandises lesquelles ne doivent pas être exposées à l’air libre. A titre d’exemple, sans être inquiétés et ne disposant d’aucune autorisation pour vendre des produits de consommation, des vendeurs exposent des produits tels le lait en poudre, le concentré de tomate, les légumes secs, sur des étals sans aucune protection.
En somme, en parlant de la baisse de l’activité commerciale, il faut signaler aussi que même les activités industrielles et artisanales connaissent la même situation pour des raisons dues à la conjoncture économique du pays. Nous y reviendrons.
M. Haddadi
