Les citoyens exigent le départ du maire

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La situation demeure extrêmement tendue dans la localité de Haizer et les manifestants, qui ont fermé avant-hier matin, le siège de l’APC et de la daïra, campent toujours sur leurs positions et refusent toute négociation avant “le départ du maire.’’ C’est toutefois, ce que nous annonce, d’embléé les manifestants qui, hier matin, ont décidé de tourner en dérision cette affaire, en parquant devant le portail du siège de l’APC, un âne. Interrogé sur cette bête de somme attachée devant la mairie, des manifestants nous lanceron : “C’est le nouveau maire qui attend les passations de consignes !’’ Des éclats de rires fusent de tous les coins en même temps que la fumée s’échappe des pneus calcinés sur le bord de la chaussée. Une chaussée toujours dans le même état que la veille, c’est-à-dire impraticable avec des barricades érigées en plusieurs endroits. Les manifestants que nous avons approchés se disent désappointé par l’attitude des autorités : “Lorsque toute la population exige le départ du premier magistrat de la commune, pourquoi faire fi de cette revendication populaire ?’’ Une question qui a été posée hier encore au président de l’APW, qui a longuement écouté les doléances des contestataires. Ce dernier a tenté de convaincre la délégation et a essayé d’apaiser les esprits chauffés à blanc. Toutefois, le principal et unique leitmotiv des citoyens de Haizer étant “le départ du maire”. Il n’est pas aisé, même pour les membres de l’APW, de régler cette crise persistante. En attendant le dénouement de la situation, les tas d’immondices déversés, avant-hier, par les manifestants devant les sièges de l’APC et de la daïra sont encore visibles et on nous affirme que tout restera en l’état tant que ‘’ le maire n’aura pas plié bagages.’’ Hier, matin, entre 300 et 350 personnes étaient toujours rassemblées aux alentours de la place de la ville entre les sièges de la mairie et de la daïra.

Hafidh. B

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