En abritant la quatrième édition du Festival national du chant patriotique, la ville d’Amizour vient de vivre une journée qui restera pendant longtemps sur les lèvres des riverains unanimes à qualifier les bonnes prestations exceptionnelles ayant bercé toute une salle séduite particulièrement par la troupe de la Maison de jeunes de Seddouk laquelle a décroché avec mérite sa qualification à la phase finale qui se déroulera le 20 août prochain à Béjaïa, et celle de l’Association « Taos Amrouche » d’Ighil Ali qui a merveilleusement bien validé sa participation à la phase régionale prévue le mois de juillet prochain dans la capitale des Genêts, Tizi Ouzou. En effet, c’est devant un public connaisseur, tout de suite captivé par l’interprétation des différentes troupes, avant de se trouver définitivement conquis, et d’offrir une belle ovation finale des plus méritées à ces jeunes talents affirmés dont le chant obnubilait par ses remarquables variations dans le texte et la musique. Les participants, filles et garçons, ont vraiment fait oublier aux présents venus en masse la température trop élevée de cette journée à travers leurs interprétations riches en musique et touches vocales.
C’est dans le respect des traditions ancestrales où les valeurs patriotiques sont ancrées à jamais que la troupe du complexe sportif de Sidi Aïch avait réjoui et impressionné par la beauté de sa voix tout comme l’association « Ibourassen » de Béjaïa, l’association « Assirem » de Chemini, ou encore l’association « Adrar N’Fad » d’Aït Smaïl ainsi que les chérubins de la Maison de jeunes de Kherrata où le Maestro Khelifa Chenouf avait été propulsé lors de la dernière édition sur la haute marche du podium. En conclusion, de l’avis de ces organisateurs, cette quatrième édition du Festival national du chant patriotique, coïncidant avec la célébration du 53ème anniversaire du congrès de la Soummam, interprété magnifiquement par des voix si particulières et si belles résonnera dans les souvenirs de tous ceux et celles qui ont assisté à l’événement qualifié de finale avant l’heure compte tenu des difficultés éprouvées par le jury qui n’a pu désigner les lauréats que deux jours après. « La portée des symboles identitaires tels que l’hymne national, la révolution de 1954 et l’emblème national doit être partie prenante en nous même » dira Boubker Lemnouer (chef de service jeunesse). Rendez-vous donc est pris le mois de juillet à Tizi Ouzou pour la phase régionale où les débats s’annoncent d’orés et déjà âpres.
Rabah Zerrouk
