En dépit du manque d’assiettes foncières au chef-lieu, de l’ex-oued Ksari, les autorités municipales ont déniché deux sites en vue de réaliser quatre-vingt-deux locaux destinés aux jeunes, en réponse au programme du président de la République. Ce n’est pas rien dans un chef-lieu où beaucoup reste à faire. Si la première tranche de trente-cinq prévus au sein du marché sont en cours et l’entreprise réalisatrice déploie d’énormes efforts pour les concrétiser dans les délais, ce n’est pas le cas du tout pour les quarante-sept autres derrière le siège de l’APC. Cette deuxième tranche est en butte à l’entreprise qui n’est pas revenue depuis qu’elle a acquis ce projet. « Pour ce projet, il y a eu d’abord la désignation d’une première entreprise. Comme celle-ci n’a pas la qualification exigée, le marché lui a été résilié. Une autre entreprise a été retenue. Mais depuis des mois, elle n’a pas donné signe de vie », nous a confié à ce propos le maire de cette municipalité. Pour notre interlocuteur, non seulement le projet est à l’abandon, mais il présente un grand danger pour les locataires de l’immeuble voisin et les enfants qui jouent dans les alentours. « Une esquisse des travaux a été initiée par la première entreprise. Comme le terrain est quelque peu accidenté, il y a risque de glissements. Vraiment, si la deuxième entreprise tardait à relancer les travaux, des accidents pourraient survenir de ce côté », a enchaîné le P/APC. Pour le moment donc, aucun local commercial n’est prêt dans cette commune où, pourtant, ces locaux sont très attendus par les jeunes d’Aït Yahia Moussa qui voudraient trouver des lieux où ils pourront lancer de nombreuses activités qui n’existent pas au sein de ce chef-lieu. Le nombre de petits commerces se compte sur les doigts de la main : un cybercafé, aucune librairie, deux KMS, aucune pizzeria, aucun salon de coiffure pour dames, aucun tailleur… En tout cas, toutes les prestations de services seraient les bienvenues.
Amar Ouramdane
