Aït Attelli meurt de soif

Rester tout l’été sans aucune goutte d’eau dans les robinets, relève quelques parts de l’insolite. Et bien, le village Aït Attelli, 8000 âmes, à deux pas du chef-lieu, le vit encore, sans que les responsables en charge du dossier ne se sentent concernés a-t-on appris auprès des villageois qui ajoutent « à la fin de ce mois, les agents de l’ADE se présenteront pour encaisser les redevances de consommation d’eau, alors qu’ils ne se déplacent que rarement lorsqu’il s’agit de réparer le réseau de distribution ». L’exemple du quartier « Tamazirt Fathma El Hadj » parmi les plus grands dans ce village, en est une preuve et démontre que cette entreprise est défectueuse. Sinon, martelent-ils « Comment expliquer que les autres quartiers, tels que Marakou, Aït Abbou, Afir… reçoivent tant bien que mal ce liquide vital 1 jour sur 4, sauf le premier quartier cité qui souffre depuis 45 jours maintenant ». Cette situation a fini par semer le désarroi chez ces habitants qui ont exprimé leur colère à maintes reprises aux responsables de l’ADE et aux membres de l’APC de la ville. L’inquiétude chez des villageois est de plus en plus grande surtout qu’ils ont en à vivre ce calvaire l’été dernier. L’eau à très peu coulé, les robinets étaient quasiment à sec. Selon ces villageois, le manque d’eau et sa mauvaise distribution sont dus à la vétusté du réseau d’alimentation en eau potable qui demande une rénovation. « Un budget a été même dégagé par l’Etat, mais il a été détourné au profit d’un autre village, celui de Azouza ». En tout état de cause, ces villageois sont décidés à aller très loin si une solution n’est pas envisagée. D’ailleurs, ils comptent provoquer une assemblée générale cette semaine pour envisager les actions à mener.

S. K. S.