Sur initiative de la faculté du génie-électrique et de l’informatique, l’auditorium de Hasnaoua, de l’université de Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou, a accueilli une conférence sur les risques météorologiques.
Cette conférence entrant dans le cadre des premières journées scientifiques, organisées par la même faculté, était l’occasion de revenir sur d’importants aspects liés à la météorologie, ses risques, ses prévisions.
La simplicité du discours développé par le conférencier, M. Hamadache (chercheur à l’Office national de météorologie, ONM) a permis de restituer avec exactitude, les nombreux (et dangereux) risques des catastrophes naturelles liées essentiellement aux inondations.
L’hécatombe de Bab El-Oued était, a juste titre d’ailleurs, le point nodal de cette conférence, car M. Hamadache n’a sans cesse répété que ce genre de catastrophe peut survenir à n’importe quel moment dans n’importe quel endroit du pays. « Les inondations de Bab El Oued étaient dues à un cumul de chaleur latente. L’ONM avait prédit des précipitations importantes 24 heures avant les faits et avait même publié un BMS (bulletin météo spécial) à cet effet, mais par manque de moyens précis de prévisions, il était impossible d’identifier, avec exactitude, le lieu exact où ce cumul de pluie allait se précipiter… « , a expliqué le conférencier qui précise qu’ »en plus des importants pertes humaines, les dégâts matériels étaient estimés à plus de 40 millions de dollars… «
En revenant sur cette terrible catastrophe, M. Hamadache voulait mettre l’accent sur le rôle, décisif et primordial, que peut jouer le volet « prévisions » dans les sciences de la météorologie.
« La première mesure entreprise après l’hécatombe de Bab El-Oued était l’incorporation de l’Algérie dans le système européen « Aladin », qui permet des prévisions plus ou moins précises à hauteur des 36 heures précédant des cumuls importants… « , déclare le conférencier qui ajoute que l’Algérie se dotera d’un supercalculateur météorologique dès la réceptions du nouveau centre de l’ONM situé à Dar El Beïda (Alger).
Un centre dont les travaux de construction devraient être achevés avant la fin de l’année en cours.
Ahmed Benabi
