Medani et Chenane animent l’été kabyle

Le premier est Tizi Ouzien, le second est de Bouira. Chacun a laissé éclater sa joie dans son patelin. A eux deux, ils veulent animer la Kabylie. Mais ils ne vous le diront jamais de manière aussi directe. Ils n’ont pas cette arrogance pour l’oser. Ils ont juste de l’ambition. L’envie de bien faire, s’améliorer, créer de la joie, l’amplifier et faire participer tout le monde à la fête. Celle de la nouvelle génération. Celle des jeunes qui veulent mettre du rythme, de la joie, de la vie dans leur quotidien. Les deux artistes ont investi le marché avec deux nouveaux albums riches en couleurs artistiques, qui vont certainement emballer davantage la cadence de l’été kabyle. Medani a intitulé le sien « Ouiza Nora ». Il est fait de six chansons dont « Ruh aya frux » (va lui dire oiseau), « Tareqaq buamass » (Toi à la taille fine), « Inid ismim » (C’est quoi ton nom ?), « Hemlaghkem » (Je t’aime), et « A vava luali » (Ne cherchez pas la traduction, il faut l’écouter !). Un beau produit, 100% danse, édité chez Izem production Kamel Chenane, lui, a opté pour la boîte Sara Music pour la production de son nouveau recueil. « Ouin Ijahane yarthah » (N’a plus de souci celui qui s’en est allé). Le reste des titres « Amkane » (la place), « Ayathradjou el visa » (Il attend le visa), « Rouh rouh » (va-t-en), « Mathghilad Tsoughkam » (Si tu pensais) entre autres, constituent un joyeux métissage de sons et d’airs ou se mêlent la bonne humeur, la mélancolie, le spleen, l’espoir, l’amour, le rêve… A consommer sans modération. Les deux albums vous sont servis chez les disquaires en K7 et en CD. Sur scène, l’auteur de « Djendjene » vous en met plein la face. Medani n’en manque pas non plus. Ils méritent ce coup de pub, car ce n’est pas un mensonge.

D. C.