La contrefaçon freine l’activité agricole

Depuis quelques années lors du lancement des diverses campagnes agricoles telles la fenaison, la moisson, le bottelage ou les semailles-labours, tous les propriétaires du matériel mécanique agricole font face à un problème insoluble qu’est la contrefaçon des pièces de rechanges made in « Taiwan » qui ont noyé tous les circuits de distribution et de vente. L’imitation de ces pièces de rechange est si parfaite qu’il est pratiquement impossible de la déceler sans l’utilisation d’appareils adéquats tels le scanner. L’on ne s’aperçoit de l’arnaque qu’une fois la pièce détachée montée et craque après quelques essais seulement ; la machine ne fonctionnera plus pendant plusieurs jours voire même des semaines, le temps que le propriétaire aille la chercher à des centaines de kilomètres. Cela sans parler des répercussions sur les activités agricoles ayant un calendrier strict, bien arrêté dans un temps bien réduit et bien limité au delà, la récolte est en partie sinon en totalité perdue. C’est le même affolement et la même angoisse qui se lisent sur les visages des propriétaires des terrains cultivés et deux des propriétaires des machines agricoles, en chaque début de campagne agricole.

Un état de fait qui ne semble nullement inquiéter les gestionnaires de ce secteur ni même les pouvoirs publics bien au fait de ce cas de figure dramatique qui porte un coup fatal aux efforts considérables de ceux qui exercent dans ce secteur, tout créneaux confondus. Nul besoin de se poser des questions quant à la provenance « frauduleuse » de ces lots de pièces de rechange made in Taïwan.

Encore moins de savoir comment elles sont injectés par fardeaux entiers dans le circuit de distribution régulier.

Ceux qui ont contribué à la mort programmée de la légendaire ONAM (Office national du matériel agricole) en portent toute la responsabilité face aux milliers d’agriculteurs réduits au chômage.

Cette année, la malfaçon a touché, selon des opérateurs du secteur, même les articles produits localement à l’image du fil d’attache servant dans l’opération de bottelage qui est de piètre qualité en plus de parvenir à l’utilisateur à des prix exorbitants soit 100 DA/kg alors qu’il n’excédée guère les 20DA/kg dans un récent passé.

N’est-il pas facile de remonter la filière de ces réseaux de trafiquants de pièces de rechanges contrefaites qui causent des dommages considérables à l’agriculture pour réduire leur impact ?

Oulaid Soualah