Les maladies transmissibles de l’animal à l’homme menacent non seulement la santé et la vie des citoyens, mais aussi font supporter à la collectivité, de lourdes charges sociales et financières, c’est ainsi que l’éradication progressive de ce fléau, ne saurait se concevoir sans l’implication de toutes les parties concernées, en premier lieu le citoyen, en tant que propriétaire de l’animal. L’homme récepteur et l’animal receveur du réservoir des zoonoses, évoluent dans un environnement dont les conditions d’hygiène et sanitaire sont à la charge des différents secteurs de la vie publique. Pour les animaux errants, les chiens en particulier, l’abattage reste l’unique moyen pour restreindre l’incidence des maladies telles que la rage, la leishmaniose, le kyste hydatique, et qu’aucune campagne de vaccination si elle est assurée, ne saurait réduire, bien que des campagnes d’abattage soient organisées pour éliminer les risques de morsures pouvant engendrer des cas de rage. Au niveau de la daïra de Kherrata, deux campagnes similaires ont été organisées à travers les communes de Kherrata et de Draâ El Kaïd allant des périodes de 21 janvier 2009 au 25 février 2009 et du 20 avril 2009 au 20 mai 2009, qui ont permis d’éliminer 19 chiens errants, un nombre important, mais la divagation de l’espèce canine n’a pas cessé pour autant, ce qui reflète que les efforts déployés dans ce cadre sont insuffisants à eux seuls, du fait de l’absence de la contribution du citoyen qui néglige les conséquences d’une telle démission. A l’égard d’une préoccupation qui doit être collective, l’exposition des vies humaines à des risques permanents est imprévisible. Le nombre important de morsures enregistrées lors du 1er trimestre 2009 au niveau des communes de Kherrata et de Draâ El Kaïd, tel qu’il est déclaré, lors de la récente réunion du comité de daïra de lutte contre les MTH et zoonoses fait état, de 68 cas, pris en charge totalement par l’établissement public de santé de proximité de Kherrata. Des statistiques qui reflètent une situation pour le moins préoccupante qui menace la santé publique à travers ses conséquences dramatiques sur les vies humaines, et qui impose une prise de conscience de la part des citoyens directement concernés, impliqués dans ce phénomène en mettant fin à ces attitudes de « démission » à l’égard de leurs chiens, tout en veillant à une prise en charge en matière de vaccination, parce que l’opération extrême qui est la campagne d’abattage organisée ponctuellement par arrêté réglementaire, ne suffit pas à elle seule pour obtenir les résultats escomptés par les collectivités locales. Donc, on doit souligner le rôle important de ce même citoyen pour contribuer à ces efforts, il doit prendre conscience qu’il s’agit de la protection de sa santé, de celle de sa cellule familiale, sans oublier celle d’autrui.
Slimane Zidane
