Squat tous azimuts

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En effet, les rues et les principaux quartiers de la ville, sont tout simplement et au mépris des lois “délestés” de leurs, trottoirs de leur route, à tel enseigne que les piétons sont contraints de se rabattre sur la chaussée qu’ils disputent aux automobilistes avec tous les risques que cela engendre quotidiennement pour les uns et les autres.

Si le vendeur de glace, le libraire à “ciel ouvert” en cette période de canicule, trouvent une mansuétude chez la population, parce que les deux étanchent la soif du gosier et celle du savoir, les propriétaires des magasins d’habillement, de fruits et légumes et d’électroménager notamment, ne trouvent aucune grâce et ne bénéficient d’aucune sympathie auprès des passants.

Combien de fois avons-nous assisté à des scènes de rixe désobligeantes entre les riverains qui empruntent ces passages pris par ces indus occupants ? Combien de fois des incongruités ont été proférées à l’encontre des citoyens pour avoir seulement effleuré par inadvertance leurs babioles ? Dieu seul sait, tous les jours ou presque. Parfois, ce sont les deux trottoirs d’une même chaussée qui sont squattés par des articles exposés et étalés dès le petit matin. “Il est pratiquement impossible de circuler librement sur un trottoir ; on ne sait plus où donner du pied ! C’est un véritable casse-tête chinois, car il faut toute une gymnastique pour se frayer un chemin”, déplore un homme âgé qui nous a accosté samedi dernier, révolté par ces procédés d’appropriation illégaux des lieux publics.

Pour rappel, il y a quelques années, la ville de Fort National a vécu la même anarchie et l’actuel maire, durant son premier mandat, y a mis fin en promulguant un arrêté interdisant l’occupation de ces espaces réservés strictement aux piétons. Qu’en est-il aujourd’hui ? Le même responsable semble avoir les mains liées pour passer à l’action, car ces commerçants renouent avec leurs anciennes habitudes, profitant sans doute du “clin d’œil” de ce dernier pour obstruer ces passages. “Tout ceci se passe au vu et au su de nos “élus” qui sont censés être responsables de la répression de ce type de dépassement, à moins que, les trottoirs et autres lieux publics soient proposés pour la location, dans ce cas, nous sommes preneurs !”, ironisent deux jeunes chômeurs attablés à une terrasse d’un café.

A noter qu’aucune artère dans cette ville n’est piétonnière, hormis la fameuse rue dite “d’en haut” qui n’est pratiquement plus fréquentée par les automobilistes. Elle a été coupée à la circulation, il y a une année environ, et ce, pour des raisons de sécurité, nous dit-on.

S.K.S.

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