“Il faut encore se battre pour rétablir les Amrouche”

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La fête n’a pas été totale, jeudi à la maison de la culture, où la Direction de la culture de la wilaya de Béjaïa célébrait la Journée nationale de l’artiste. Attendu par tous, la réhabilitation annoncée de Jean et Taos Amrouche n’a pas vraiment été au rendez-vous. Aucun des officiels, le wali, une représentante de la ministre de la Culture ou même le directeur de la culture de Béjaïa, ne s’est commis à la tâche de remettre le colis, bien emballé, à un apparenté des Amrouche. Cette tâche, hautement symbolique, a été dévolue, contre toute attente, à un député APN, un élu indépendant.

Figurant parmi une vingtaine de personnalités du monde des arts et de la culture à honorer, les deux frère et sœur originaires d’Ighil-Ali, n’auront eu ainsi droit qu’à un hommage en trompe-l’œil. Une dérobade protocolaire qui maintient intacte la défiance du pouvoir à l’égard des deux illustres personnalités.

Cette révision à la baisse des prétentions annoncées n’échappe pas au vice-président de l’association Jean El Mouhoub et Taos Amrouche. “Il faut encore se battre davantage pour rétablir les Amrouche dans leurs droits”, nous déclare-t-il amèrement. Il compte même demander une audience au wali pour au moins baptiser officiellement la maison de la culture de Béjaïa du nom de Taos Amrouche.

Une première action, estime-t-il, avant d’aller de l’avant pour une réhabilitation effective des deux écrivains.

Lors de cette cérémonie, présidée par le wali de Béjaïa, il est à signaler qu’une vingtaine d’autres artistes, toujours de ce monde ou morts, ont été honorés.

Parmi les personnalités mortes honorées figurent cheikh Sadek El Bédjaoui, Youcef Abdjaoui, Allaoua Zerouki, Azzedine Meddour, Abdelmalek Bouguermouh, Ahmed Azzegagh, Khalef Bensalem, Mustapha Achouche. D’autres artistes encore vivants, dont entre autres Arezki Bouzid, Saïd Amzal, Cheikh El Mehdi, Abderrahmane Kati, Abderrahmane Bouguermouh et tant d’autres ont été aussi honorés. Certains furent présents tandis que d’autres s’étaient faits représentés.

Dalil S.

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