La classe politique nationale à la croisée des chemins

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Le troisième mandat pour le Président Bouteflika ne s’annonce, apparemment pas sous de bons auspices pour les formations politiques nationales. Ainsi, les crises internes suivies généralement de purges, au sein de ces partis, renseignent sur le fonctionnement peu démocratique de ces formations, censées, pourtant, apporter un substitut d’organisation politique au pouvoir en place et aux autres partis qui y gravitent. Les dissidents reprochent, dans la majorité des cas de dissidences enregistrés jusque-là, le manque de démocratie, de transparence dans la gestion des partis des chefs. Ces derniers, occupant le poste des premiers responsables de partis, se permettent, non sans excès, de mettre main basse sur le parti. Cette situation a fait que les partis politiques sont désertés par la base militante, qui, au début, avait cru en un changement démocratique, mais le rêve semble dérisoire devant l’importance des dégâts occasionnés par une gestion perfide des affaires internes de nos partis. Vouloir réformer ces partis ressemble à un rocher de Sisyphe. Vouloir créer des formations parallèles est aussi une manière de se jeter dans la gueule du loup, lorsque l’on sait pertinemment, qu’avec force arguments, les partis politiques s’inscrivent en porte-à-faux avec les aspirations de la société.

Au FNA, au RCD, chez les islamistes du MSP, ou au FFS, les réactions des chefs se ressemblent comme deux gouttes d’eau. « Assainir » le climat interne en procédant, envers et contre tous, à des purges et en traitant les démissionnaires où les dissidents de tous les noms d’oiseaux, renseigne aussi sur le caractère « peigne-cul » de ces responsables. L’échange d’amabilités, par presse interposée, devient, fatalement, un projet politique. Les insultes, les reproches de tous genres…remplacent les débats d’idées et deviennent inexorablement, un sport où tous excellent à merveille. C’est au début de l’été que les errements politiques commencent, nos hommes politiques deviennent des curistes, leurs formations tombent « entre les bras de Morphée »…, malheureusement pour une longue période !

M. Mouloudj

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