Pour des raisons encore inconnues et sans aucune explication valable ne soit avancée par les commerçants, les prix des fruits et légumes entament de nouveau une hausse sans précédent à pareille saison.
La tomate, cédée la semaine dernière à 4, voir 5 kilo pour 100 DA, se retrouve à narguer le consommateur du haut de ses 75 ou 80 DA le kilo. Une hausse aussi conséquente et aussi rapide ne peut s’expliquer que par la spéculation des uns et des autres, car c’est actuellement la saison de la tomate et aucun argument ne peut tenir la route.
Le piment et le poivron eux aussi connaissent une hausse de leurs tarifs par rapport à la semaine écoulée. Idem pour les haricots verts qui sont passés en une semaine de 60 à 100 DA le kilo. Les carottes et les courgettes cédées respectivement à 25 et 20 dinars au début du mois, affichent 60 et 45 dinars. Les fruits de saison, eux aussi, ont connu une augmentation des tarifs proportionnellement à ceux pratiqués la semaine dernière.
Nèfles, pêches, abricots et brugnons sont autant de fruits qui sont passés du simple au double. Même les œufs n’ont pas échappé à la folie mercuriale. De 180 à 200 DA le plateau, les 30 œufs sont cette semaine inabordable avec les tarifs oscillant entre 250 et 280 DA. La pomme de terre, elle par contre, se maintient à 30 DA le kilo. Un prix assez cher, mais raisonnable par rapport au 100 DA le kilo, prix auquel se négociait le tubercule au mois d’avril dernier.
La viande blanche également tend à connaître son envol, et le poulet se vend actuellement au prix de 220 DA le kilo alors qu’il était cédé à 180 DA il y a à peine quelques jours.
Même cas de figure pour la dinde où une hausse non négligeable a été enregistrée sur ce volatile. De tous les commerçants interrogés au marché hebdomadaire de Bouira, à propos de ces augmentations, aucun d’entre eux n’a été en mesure de fournir un argument sensé. Habituellement les hausses des fruits et légumes interviennent généralement à la mi-juillet lorsque nos compatriotes d’outre Méditerranée arrivent massivement pour les vacances, mais cette année, on peut dire que nos émigrés ont été devancés par les spéculateurs. Qu’en sera-t-il alors au mois d’août, saison estivale par excellence et surtout période qui coïncidera cette année avec le Ramadhan ?
Les indices actuels ne laissent présager que des inflations qui ne manqueront pas de se faire ressentir à l’approche de la rentrée sociale.
B. D. B.
