Grâce aux efforts consentis par la CAM Bgayet-Bouira, le Salon de l’artisanat clôturé, mardi, après dix journées, à la Maison de la culture Taos Amrouche de Bgayet a été, de l’avis unanime, une réussite. en témoigne du reste l’affluence record du public. Plus de 70 artisans représentant sept Chambres d’artisanat et de métiers ont pris part à cet événement.
La date arrêtée, estiment les organisateurs, pour l’organisation du salon, n’a pas été fortuite.
Coïncidant avec l’ouverture de la saison estivale, le salon de l’artisanat, souligne Nour Zoulim, directeur de la CAM Bgayet-Bouira, entre dans le cadre du programme d’animation mis en place par les pouvoirs publics durant la période estivale. Plusieurs autres activités entrant dans le même programme, annonce-t-il, seront organisées dans les prochains jours.
Il cite à ce sujet, le carrefour de l’artisanat, le salon des gâteaux traditionnels et le salon du bijou. Selon lui, en marge du salon plusieurs autres activités en relation avec l’artisanat et les métiers traditionnels ont été organisées.
Il a été question, à ce titre, de l’organisation de trois journées d’information sur l’approche « Nucleus » et une autre sur le logo en partenariat avec la Chambre d’Oran.
Avec l’approche « Nucleus » soutient Nour Zoulime, « les initiatives individuelles ou collectives ne se présentant plus comme des « boulets » folkloriques qu’il faut souvent traîner à défaut de pouvoir les supprimer, mais plutôt comme des instruments de progrès économique et social ».
De son avis, l’artisanat en Algérie a d’ores et déjà le mérite d’avoir pu s’intégrer dans le contexte préindustriel.
De même, ajoute-t-il, cette nouvelle orientation consistant en la création de coopératives même sommaires à partir desquelles pourraient se développer des coopératives artisanales de production dans les branches d’activités disposant de débouchés suffisants a fait que le secteur de l’artisanat est désormais pourvoyeur d’emplois. Aussi, enchaîne-t-il, il y a un accroissement de la production.
Une production, estime-t-il, répondant désormais aux besoins les plus élémentaires du développement. Les artisans ayant pris part à ce salon ont affiché, quant à eux, une moue de satisfaction.
Ainsi, Ouarda Chetouane, couturière de Tazmalt, estime que cette manifestation lui a permis de « faire connaître ses nouvelles créations » en matière de confection de la robe kabyle. La robe kabyle, explique-t-elle est appelée à s’adapter avec les nouveaux comportements vestimentaires du 21e siècle.
Abdekrim Remila, artiste spécialisé dans le cuivre repoussé, estime que la manifestation constitue avant tout pour l’artiste une aubaine pour tisser des relations avec les autres.
De là, souligne-t-il, « l’artisan ou l’artiste pourrait mettre en place son propre canal de communication pour développer ensuite sa production et pourquoi pas susciter de nouveaux besoins ».
Il reste que l’activité artisanale peine encore à se départir de certains inaccomplissements pour se présenter comme un élément préservateur de notre identité culturelle et de notre patrimoine matériel.
Dalil S.
