La plâtrière de Tala El Vir fait des vagues

L’unité de plâtre du groupe SomaCob implantée à Tala El Vir, 5 km environ à l’ouest de Boudjellil, est au centre de vives critiques, ces derniers mois. Motif : les riverains immédiats et autres habitants n’ont pas fini de se plaindre d’un lot de nuisances qu’ils imputent à son fonctionnement. Certains sont agacés, par exemple, par le nuage de poussières que l’unité répand dans l’atmosphère parce que « ses équipements de production ne sont pas dotés d’un électro-filtre ».

D’autres riverains, se plaignent des désagréments causés par d’assourdissantes détonations liées à l’utilisation d’explosifs, au niveau du gisement surplombant l’unité de production. Enfin, de perpétuelles jérémiades de citoyens continuent dans l’oubli de s’exprimer avertissant, sans trop de succès encore, que « l’usage répété de quantités d’explosifs jugées excessives (jusqu’à une dizaine de quintaux par charge), en plus de la pollution sonore qu’il constitue, provoque de nombreuses fissures dans nombre d’habitations des alentours ». La platrière sur la sellette, depuis l’hiver, est décriée par le voisinage qui n’arrête pas de s’égosiller pour exiger de la direction de mettre un terme à la pollution sonore ou atmosphérique générée. C’est le cas d’un élu de l’APC, un riverain à une cinquantaine de mètres, se disant éprouvé par une série de nuisances, lui aussi. Cette attitude de SOMACOB interprétée, à tort ou à raison, comme une attitude arrogante pour éluder les réclamations citoyennes continue de susciter les plus vives réactions des habitants qui dénoncent « une pollution inquiétante de l’oxygène et font part de l’apparition de plusieurs pathologies respiratoires de type allergiques ». Si rien n’est fait, avertit le mandataire du peuple, une requête sera destinée aux services de l’environnement, à la Direction de l’unité et au wali de Béjaïa.

Z. Z.