En cette période estivale, pour parer au problème du manque d’eau signalé dans les quartiers de la ville de Boghni, les autorités locales ont trouvé un moyen pour satisfaire aux besoins des ménages. En fait, il ne s’agit pas d’alimenter les habitations en eau à usage domestique, puisque de ce côté-là, la distribution se fait d’une manière régulière à partir de la station de Tala Oullili.
Par contre, l’eau destinée à la consommation, les citoyens sont contraints quotidiennement de s’approvisionner des fontaines publiques installées au long des principales artères de la ville. Cette idée, faut-il le rappeler, ne date pas d’aujourd’hui du moment qu’elle a été lancée, il y a maintenant plus de 4 ans, en procédant à la réalisation d’une conduite d’eau reliée à la source d’eau d’El Annasser, tout assurant la réalisation de pas moins de 3 fontaines dans les coins les plus fréquentés de la ville, entre autres, la placette jouxtant l’agence postale et la rue donnant accès au siège de l’APC. Tout compte fait, ce qui a été préconisé par l’exécutif communal n’est qu’une solution temporaire, même si à l’avenir ces fontaines, doivent être sauvegardées tant que leur utilité publique va au-delà de la satisfaction de la demande en eau potable.
En effet, même les passants et les visiteurs d’un jour à Boghni, trouve dans les fontaines réalisées un moyen de se désaltérer et d’étancher leur soif. De même pour les commerçants, cela leur permet de nettoyer et d’arroser devant les espaces commerciaux qu’ils exploitent. Toutefois, fort malheureusement, l’utilisation de l’eau se fait d’une manière excessive à cause du gaspillage et des fuites occasionnées par les actes de destruction des robinets. Cela a une conséquence : le tarissement de la source d’El Anasser au milieu de l’été, ce qui est en fin de compte le résultat du manque de civisme d’une catégorie de citoyens.
M. Haddadi
